3ème Assise de la convention des partis politiques de majorité présidentielle : « La croissance économique de 6%’n’a pas permis la réduction de la pauvreté »

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En l’absence du Dr Bocari Tréta, en mission politique aux Etats-Unis, le vice-président de la Convention des Partis Politiques de la Majorité Présidentielle (CMP), Pr Mamadou Kassa Traoré, a dirigé les travaux de ses 3ème assises, tenue le mardi 19 septembre 2017 à l’hôtel de l’Amitié. Ces assises, objet d’une conférence-débats ont été placées sous le signe du 4ème anniversaire de l’accession d’Ibrahim Boubacar Keïta à la magistrature suprême du Mali. A cette fête, la grande famille de la CMP s’était réunie pour procéder à une analyse objective et sans complaisance des activités menées au cours de ces 4 dernières années d’IBK aux affaires. Ce fut aussi l’occasion  d’examiner les performances obtenus et les difficultés rencontrées qui donnent la mesure des immenses efforts déployés par les différents gouvernements au cours de ce mandat. On notait également la présence de plusieurs présidents de partis, parmi lesquels Housseïni Amion Guindo, Président de la CODEM, Oumar Ibrahim Touré de l’ARP, Tiémoko Sangaré de l’Adema/Pasj, le vieux professeur Younouss Hamèye Dicko du RDS, Ibrahim Boubacar Ba de l’UM-RDA, Ismaël Sacko du PSDA. La  conférence-débats a porté sur 5 thèmes qui sont entre autre l’évolution économique et amélioration des conditions de vie des populations, le volet Paix, sécurité et stabilité,  les questions d’emplois, la promotion de la femme et réduction de la pauvreté et  les infrastructures.

A l’entame de son discours d’ouverture des travaux, le Pr Mamadou Kassa Traoré, vice-président de la CMP et non moins Président du parti MIRIA, a rappelé que la situation extrêmement difficile dans laquelle se trouvait le pays en 2013 et les fortes attentes des populations maliennes ont fait fonder beaucoup d’espoir sur le Président IBK, plébiscité avec plus de 77% des suffrages au second tour de la présidentielle de 2013. Selon lui, ce sont les qualités d’homme d’Etat d’IBK qui ont fait la différence. «  Nous ne perdons pas de vue non plus que jusqu’au dernier jour du mandat, le combat pour le développement », a indiqué le Professeur Kassa. Abordant les actions mises en œuvre par la CMP pour accompagner le Gouvernement, il a mis l’accent sur la participation du regroupement à la Conférence d’Entente Nationale, l’approbation de l’Accord pour la Paix, l’analyse approfondie du dossier de la Révision Constitutionnelle. En ce qui concerne la conférence-débats proprement dite, la communication du Dr Ibrahim Boubacar Ba, Président de l’UMRDA  a porté sur l’évolution économique et amélioration des conditions de vie des populations. Tout d(abord, il a fait savoir qu’aucuneœœuvre humaine n’est parfaite. A ses dires, son exposé résulte des données certifiées par l’Institut national de la Statistique, le FMI. Il a souligné que durant ces 4 ans les recettes budgétaires ont progressé de 18% malgré la difficile situation sécuritaire qui ne permettait pas aux services fiscaux et douaniers de faire des recouvrements. Selon lui, le Mali peut toujours s’endetter pour son développement. « Notre pays est à 30,3% de dette alors que la norme de la CEDEAO prévue sur les richesses nationales d’un pays est de 70%», a noté Dr Ba. A ses dires, le Mali investit 34% de ses recettes dans le développement.  C’est cela qui permit au Gouvernement, dit-il, de faire face aux revendications des couches sociales et de réaliser des investissements de proximité dans les domaines de l’éducation, la santé, les infrastructures notamment la fourniture d’eau et d’énergie pour les populations vulnérables, et l’agriculture. A l’entendre, le FMI a conclu que la situation budgétaire du Mali est conforme aux normes. Le Mali tient encore la route malgré la crise, a soutenu le Président de l’UM-RDA.  Cependant, a-t-il déclaré, le secteur des mines manque de raffinerie. Pour ce faire, Dr Ba a insisté sur la transformation structurelle afin contribuer à l’industrialisation de notre pays.  Selon lui, durant les 4 ans, le taux de réduction de la pauvreté est de 0,2%. Pour conclure, il a souligné que la croissance économique de 6% n’a pas permis la réduction de la pauvreté. Quant au volet de la paix, sécurité et stabilité, il a été exposé par le Président de l’UMPC, Boubacar Boubou Cissé. Selon lui, la paix et la sécurité sont intimement liées. Il a fait comprendre que la lutte contre l’insécurité est aussi liée aux stratégies de développement. « Il faut conjuguer la sécurité avec le développement. C’est la pauvreté qui est à la base de la crise. Le Gouvernement a beaucoup fait en commun accord avec l’Union européenne et d’autres partenaires, dans la lutte contre l’insécurité », a-t-il indiqué. Avant de soutenir qu’au terme de 4 ans d’exercice du pouvoir, le bilan d’IBK est bon. A ses dires, rien n’est parfait et le Mali vient de très loin. Il poursuivi en disant que «Notre pays s’était effondré.  Aujourd’hui, le Mali est une nation qu’il faut réconcilier. Ce n’est pas facile. Beaucoup reste à faire. Mais ce qui fait est acceptable ». Au cours de la rencontre, l’assistance a été édifiée sur le Programme Présidentiel d’Urgences Sociale en cours de mise en œuvre. Jean Goïta Source : Maliweb Maliweb