Grève du SYNABEF : Une pétition pour une plainte en cours !

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Après sa grève de 72heures des 22, 23 et 24 août dernier, décidée sans tenir compte des droits des clients, le SYUNABEF fidèle à coups de théâtre, maintient la pression tant sur le gouvernement que sur la société NSIA Mali. Selon nos informations, ce syndicat est déterminé à asphyxier l’économie malienne par une grève illimitée dans les jours à venir. Les vraies victimes sont les clients des banques et établissements financiers du Mali au nom d’un droit syndical. C’est un constat que nous faisons et surtout l’avis de bien de clients que nous avons interrogés sont surpris, voir dégoûté par la méthode cavalière de la grève, beaucoup sont dépités par cette grève et encore en apprenant une illimitée qui est annoncée pour les jours à venir, la tension est vive et la désapprobation, voir le désavouaient du SYNABEF. Après ce coup qui encourage les responsables du SYNABEF, l’Assemblée générale du 05 aout dernier les a permis de se réjouir de « la réussite de la grève » sous le prétexte qu’aucune autorité ne les a pas approchée. « La grève a renforcée les liens des travailleurs », dixit le SG Aguibou Bouaré qui jugule pourtant, au mépris des droits des clients, accusent bien de clients que nous avons interrogé. C’est fort d’avoir réussi leur grève qu’ironiquement, les responsables du SYNABEF ont présenté leurs excuses aux clients, accuse-t-on ça te là. Au SYNABEF, ils jugent leur combat » juste et noble pour la survie du syndicalisme ». Et dire que cette grève a été déclenchée pour soutenir un individu, non moins SG du syndicat du personnel à NSIA S.A du nom de Issa Traoré sans que els clients n’aient été véritablement sensibilisé sur les biens fondés de la grève. Ce qui est incompréhensible, c’est le silence des autorités maliennes sur cette affaire, autant cela devrait-il expliquer le durcissement du SYNABEF ? Au moment où nous bouclons cette édition, une pétition de clients est ouverte. L’objectif affiché devrait être une plainte contre els ba ques et établissements financiers du Mali. Au niveau de l’APBEF, des dispositions sont en cours pour infliger de lourdes sanctions contre des animateurs du SYNABEF. Au niveau des clients et non les moindres, ces grèves à répétition leur donnent à réfléchir. Est-ce à dire qu’ils planqueront désormais leur fortune ailleurs ? C’est là toute la question. Au Mali, avec la démocratie, tout est permis en son nom à telle enseigne que le pays se trouve dans une situation lamentable à décrire. La démocratie est synonyme d’anarchie et de laisser aller à l’image de ceux qui nous gouvernent depuis des décennies. « So don, yiri don, yère don gnogon Tè ». En clair, la démocratie ne veut pas dire qu’il faut tout se permettre au nom des droits et du droit. Ce que nous vivons est parti de là. Militer, est un droit certes mais la raison d’état en est une chose certaine car, nous ne pouvons pas comprendre qu’avec la grave crise que nous vivons malgré l’élection en 2013 du candidat de l’espoir IBK, que nous aggravons les conditions de vie de notre peuple de telle sorte au nom de droit syndical ou autre. De nos jours, ce qui est urgent et important, c’est de fédérer nos énergies pour éviter un chaos dans un pays qui n’est plus sous notre contrôle. Si cela n’est pas fait maintenant, nous rendrons compte aux générations futures de ce qui arrivera du reste de ce Mali. Votre journal soutiendra toutes les causes justes et nobles mais n’encouragera p as des initiatives qui concourent à effondrer notre nation beaucoup meurtrie. Revendiquer vos droits, continuez, n’arrêtez pas ! Mais, savoir raison gardée. En tout cas, nous n’avons pas de leçons à donner à qui que ce soit loin s’en faut mais nous croyons durement que la situation de notre pays ne se prête pas à certaines actions à connotation déstabilisatrices. Le temps jugera chacun en fonction des actes qu’il a posé pour l’avancement de ce pays car la roue de l’histoire tourne, ne s’arrêtera jamais. Hamady Source : aBamako aBamako