Mali : menaces sur l’élection du 8 octobre pour la présidence de la Femafoot

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L’élection du nouveau président de la Fédération Malienne de Football (FMF), prévue pour le 8 octobre prochain, pourrait être décalée. L’échéance approche. Le 8 octobre prochain, un nouveau président doit en théorie s’installer dans le fauteuil longtemps occupé par Boubacar Diarra. En théorie seulement, car la crise qui secoue le football malien depuis quatre ans est loin d’être terminée. Aliou Sangaré, le président du Mont Rouge de Sikasso s’apprête à porter plainte auprès de la Fifa, après que sa liste a été rejetée par la commission électorale. Selon lui, cette commission, supposée être impartiale, est complice du bureau sortant. Il avance que quatre membres sur six en sont issus. Cette plainte, qui va être déposée rapidement, vient s’ajouter aux tensions qui escortent cette campagne électorale. « Il y a des contestataires, qui estiment que certaines règlent ne sont pas respectées. Une manifestation est même envisagée devant les locaux de la fédération, le jour de l’élection. C’est pour cela qu’il ne faut pas exclure la forte hypothèse d’un report de l’élection », précise un observateur avisé de la situation. La Confédération Africaine de Football (CAF), qui suit de près le processus électoral, enverra sur place des émissaires avant et pendant le scrutin. Et la Fifa, qui sera tenue informée de la situation, pourrait alors décider, en accord avec la Femafoot, de nommer un nouveau comité de normalisation. À l’heure actuelle, Salah Baby, le président de la Ligue de Tombouctou, est toujours considéré comme le favori, devant Mamoutou Touré, premier vice-président de la FEMAFOOT. « Un report de l’élection serait catastrophique pour l’image du football malien. On repartirait pour des mois de crise », poursuit notre source. La quasi élimination de la sélection nationale de la course à la Coupe du Monde 2018, suivie de la démission d’Alain Giresse est venue plomber un peu plus un climat déjà très tendu. Source : aBamako aBamako