Cessation des hostilités : Les groupes donnent des assurances au président Kéïta

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C’était au cours d’un déjeuner que le chef de l’Etat leur a offert samedi. CMA et Plateforme ont, d’une seule voix, donné leur engagement à œuvrer pour le renforcement du processus de la paix Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, a reçu samedi dernier à la Villa des hôtes, des membres de la CMA et de la Plateforme. Les deux groupes armés, signataires d’une entente de cessation des hostilités, ont réitéré au chef de l’Etat leur volonté d’honorer les engagements pris, et au-delà, œuvrer véritablement à l’accélération du processus de paix. Depuis la signature de la première trêve en août dernier, aucun affrontement n’a eu lieu entre la CMA et la Plateforme sur le terrain. La fin des rivalités ? En tout cas, les deux parties continuent d’afficher une réelle volonté de préserver et de consolider cette paix des braves. Ils ont fait part de cette volonté au chef de l’Etat, avec qui les échanges ont surtout porté sur comment renforcer les acquis et l’application rapide de l’accord de paix et de réconciliation nationale au Mali issu du processus d’Alger. A l’issue de la rencontre, les groupes armés se sont dits rassurés par Ibrahim Boubacar Kéïta qui ne ménage pas ses efforts pour la stabilisation du Mali. « On a reçu son appui… On est beaucoup satisfait par rapport aux réponses données par le président de la République», a confié Bilal Ag Chérif, au nom des groupes armés. « En tant que mouvements armés, on a donné notre engagement à œuvrer pour le renforcement du processus de la paix », a-t-il poursuivi, précisant que les populations du Nord et au-delà, ont souffert beaucoup de l’insécurité. En d’autres termes, la CMA et la Plateforme vont tout mettre en oeuvre pour créer un climat propice à la mise en œuvre intégrale de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Pour rappel, ces deux groupes armés, qui se disputaient le contrôle de certaines localités des régions Nord du Mali, avaient signé, le 23 août dernier, une première trêve. Et le 6 septembre dernier, ils ont décidé de poursuivre leur trêve pour une durée de 30 jours renouvelables. Les deux parties avaient, dans un communiqué, justifié cette importante décision par la nécessité de poursuivre les discussions en cours en vue de parvenir à un accord de cessation des hostilités global et définitif. Par conséquent, elles s’étaient engagées à s’abstenir de toute action de provocation de nature à nuire à cette trêve, y compris la propagande et les déplacements des troupes sans concertation préalable avec la MINUSMA. Issa DEMBÉLÉ Source : aBamako aBamako