Crise au sein du CNJ : SOS CNJ dénonce l’instrumentalisation de la structure par les hommes politiques

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Pour apporter leurs contributions à la résolution des problèmes du conseil national des jeunes, informer la population des réalités de cette structure faitière de la jeunesse et inviter les autorités à s’impliquer pour la normalisation du CNJ, les membres du mouvement SOS CNJ, créé le 04 septembre 2017, ont organisé un point de presse ce samedi 23 septembre 2017 à la pyramide du souvenir de Bamako. Ledit point de presse était animé par messieurs Amadou Beidi Daou ; Ismail Camara dit Will et Moussa Leo Thienta respectivement, président, vice-président et secrétaire aux relations extérieures du mouvement SOS CNJ. Nous rappelons que depuis la démission de son président Mohamed Salia Touré, le CNJ n’a pas un nouveau président et est divisé en deux tendances, ceux qui sont favorables au maintien du 1er vice-président comme président et ceux qui sont pour l’organisation d’une assemblée extraordinaire pour l’élection d’un nouveau président. Ainsi, pour mettre fin à cette situation, toute la jeunesse malienne est interpellée. Le mouvement SOS CNJ a décidé d’intervenir tout en faisant des propositions concrètes. Dans son exposé, le président de SOS CNJ, Amadou Beidi Daou a évoqué tous les maux auxquels le conseil national des jeunes est confronté. Selon lui, le pire des problèmes est que les élections au CNJ ne sont mêmes pas crédibles car il y a chaque fois des centaines d’associations fictives qui se créent. Le président de SOS CNJ a laissé entendre qu’à cause du manque de la réalité au sein du CNJ, on ne peut pas avoir les statuts et règlement quand on n’est pas membres du bureau exécutif. Quant à la tranche d’âge, elle n’est pas respectée. « Dans le règlement intérieur du CNJ, la tranche d’âge est de 35 ans mais dans le bureau actuel, certains membres ont 45 ans », a-t-il déploré. Parlant du nombre des membres du bureau, Moussa Léo Thienta, le secrétaire aux relations extérieures de SOS CNJ affirme que le règlement intérieur a été violé. « En ce qui concerne les membres du bureau, dans le règlement intérieur, c’est 26 membres mais le bureau actuel compte plus de 40 membres », s’est-il plaint. Parlant de la résolution de la crise actuelle du CNJ, le SOS CNJ propose la démission de l’actuel bureau. Aux dires de M. Thienta, le président Mohamed Salia Touré devait démissionner avec tous les membres de son bureau car c’est toute la liste qui a été élue. Il affirme que les articles 17 et 85 du CNJ se contredisent. Selon l’article 17, en cas de démission d’un membre du bureau, ce sont les autres membres du bureau qui doivent discuter de comment lui remplacer. Quant à l’article 85, la lettre de démission des membres du bureau est adressée au président qui est chargé d’informer les autres membres. « Aucune précision n’est faite à propos de la démission du président », a-t-il précisé. Pour lui, en plus de la démission du bureau, il faut la tenue dans un bref délai d’un congrès extraordinaire pour que toutes les forces vives de la jeunesse malienne soient représentées; l’amélioration des textes statutaires et une large ouverture du CNJ aux fédérations, associations et aux autres mouvements de jeunes. Aux dires de M. Amadou Beidi Daou, tous les problèmes du CNJ sont causés par les hommes politiques. « Le CNJ est instrumentalisé par les hommes politiques. Chaque candidat a un mentor politique et chacun se dit qu’il est candidat d’un tel homme politique ». Il va plus loin, il trouve que le véritable problème du CNJ est Drissa Guindo, le secrétaire du ministère de la jeunesse et de la reconstruction citoyenne. Ismail Camara dit Will, vice-président de SOS CNJ rassure que son mouvement ne soutient et n’est contre aucun des deux camps. « Nous ne sommes avec aucun des camps et nous ne sommes contre aucun d’eux. Nous nous battons pour l’avenir de la jeunesse malienne », a-t-il martelé. B.Guindo Source : aBamako aBamako

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