Conseil de cabinet : Le projet de loi de finances 2018 au peigne fin

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Le projet de loi de finances pour l’exercice 2018 était le principal sujet du Conseil de cabinet qui s’est tenu, hier, à la primature, sous la présidence du premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maiga. Le document de travail des membres du gouvernement prévoit de mobiliser pour les ressources, une enveloppe de 1 957,625 milliards de Fcfa au titre des recettes budgétaires. En comparaison au budget rectifié de 2017 (1 811,149 milliards de Fcfa), on relève une augmentation de 8,07%. Cela est imputable à l’accroissement des recettes du budget général, des budgets annexes et des comptes spéciaux du trésor. Les ressources de trésorerie, sont, elles, évaluées à 297,437 milliards de Fcfa contre 318,728 milliards de Fcfa dans la loi de finance rectificative 2017, soit une baisse de 21,291 milliards de Fcfa. Au niveau des charges, celles prévues aux dépenses budgétaires s’élèvent à 2 330,778 milliards de Fcfa pour 2018, contre 2 167, 677 dans le budget rectifié de 2017 soit une augmentation de 7,52%. On retient de cette architecture budgétaire que la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale est bien nantie. Elle connaitra une augmentation de 106,81% en 2018. De 60,521 milliards de Fcfa l’an dernier, les prévisions de ce vaste chantier national passeront à 125,166 milliards de Fcfa cette année. Autre chantier qui mobilise l’attention des plus hautes autorités, c’est la valorisation des salaires, à travers l’harmonisation de certaines primes et l’octroi d’autres avantages. La concrétisation des résolutions issues des négociations avec les partenaires sociaux aura une incidence financière de 32,240 milliards de Fcfa. La mise en œuvre de la Loi d’orientation et de programmation militaire dont le cumul des inscriptions budgétaires 2015-2018 s’élève à 1 044,442 milliards de Fcfa contre 993,755 milliards de Fcfa prévue dans la programmation, soit un effort de 50,687 milliards de Fcfa. Il est également prévu, dans le cadre de la mise en œuvre de la loi de programmation relative à la sécurité intérieure, le rehaussement des crédits alloués au ministère de la Sécurité et de la Protection civile qui passeront de 63,356 milliards de Fcfa en 2017 à 80,337 milliards de Fcfa en 2018, soit une augmentation de 26,85%. Les efforts budgétaires en faveur de l’agriculture et de l’investissement, avec un ratio de 15%, seront maintenus. Le Conseil de cabinet a également examiné un projet de texte relatif à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement ainsi qu’au délai de composition du Conseil supérieur de la jeunesse. Lougaye ALMOULOUD Source : aBamako aBamako