Concours d’entrée à la Fonction publique de l’Etat: les garanties de transparence du ministre Raki Talla

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En prélude aux concours directs de recrutement dans la Fonction publique d’Etat, au titre de l’exercice budgétaire 2017, prévus pour les 4, 5, 11 et 12 novembre 2017 à Bamako et dans les centres régionaux de Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti et Gao, la ministre en charge du Travail et de la Fonction publique, chargé des relations avec les institutions, Mme Diarra Raky TALLA, a animé, hier mardi dans ses locaux, un point de presse focalisé sur les préparatifs desdits concours. D’emblée, Mme Diarra Raky TALLA a rappelé que conformément aux promesses de campagne du Président IBK d’offrir à la jeunesse malienne 200 000 emplois pendant son quinquennat, les concours directs de recrutement dans la Fonction publique d’Etat se sont régulièrement déroulés de 2014 à 2016 avec un accent particulier sur les secteurs de la Santé et du Développement rural. Aussi, a-t-elle souligné, le recrutement par voie de concours directs s’inscrit dans la ligne d’un principe constant de la Fonction publique d’Etat malienne qui permet la sélection des meilleurs, en tenant compte non seulement des besoins des services de l’Administration, mais aussi des moyens de l’Etat. Par ailleurs, soutient Mme la ministre, l’objectif essentiel du recrutement au niveau de la Fonction publique d’Etat est de pourvoir aux vacances d’emploi dans les services publics, donc de répondre aux besoins en personnel de l’Administration pour son bon fonctionnement. Ainsi, a-t-elle fait savoir, dans le cadre des concours directs de recrutement dans la Fonction Publique d’Etat, exercice budgétaire 2017, les besoins exprimés par divers départements ministériels sont de 2 852 agents, dont : 1 094 cadres de la catégorie A, soit 38,36% des besoins exprimés ; 955 cadres de la catégorie B2, soit 33,49% des besoins exprimés; 240 cadres de la catégorie B1, soit 8,41% des besoins exprimés; 563 cadres de la catégorie C, soit 19,74% des besoins exprimés. Selon responsables en charge de cette question, l’organisation de ce concours passe par les étapes suivantes: La détermination des emplois à pourvoir ; l’organisation des concours ; la nomination par arrêté des candidats retenus. «Ce principe doit constituer une garantie d’équité et d’efficacité conciliant les intérêts de l’Etat et ceux des candidats. Mais, il implique aussi que toute formation ne débouche pas nécessairement sur un emploi dans l’administration comme ce fut le cas par le passé», a-expliqué la Chef du département. Les emplois à pourvoir par voie de concours directs de recrutement s’obtiennent par l’analyse des besoins exprimés par les différents départements ministériels, des données statistiques de la Direction Nationale de la Fonction publique et du personnel (effectifs des fonctionnaires en activité, des cas de sortie, c’est-à-dire la retraite, le licenciement, la démission, le décès … dans les différents corps), des inscriptions budgétaires et les orientations en rapport avec la mise en œuvre des politiques de développement du pays. Il est à signaler que les besoins exprimés par les départements ministériels donnent non seulement le nombre d’emplois à pourvoir mais aussi la catégorie et le profil d’agents à recruter. Dans ces chiffres sont inclus des corps dont le recrutement ne relève pas du Centre national des concours de la Fonction publique (Corps réservés à l’Ecole Nationale d’Administration (73), les magistrats (4), les enseignants (19). De l’examen des données de la Direction nationale de la Fonction Publique et du Personnel (DNFPP), il ressort les constats suivants: l’effectif actuel des fonctionnaires en activité est de 41 911 dont 14 758 femmes, répartis entre: la catégorie A : 15 707 agents, soit 37,48 % ; la catégorie B2 : 13 102 agents, soit 31,26 % ; la catégorie B1, 6348 agents, soit 15,15 % ; la catégorie C, 6 754 agents, soit 16,11 %. Les cas de sortie, notamment la projection des retraites à compter du 1er janvier 2018 dans les différents corps s’élèvent globalement à 1 882 fonctionnaires, soit: 695 pour la catégorie A ; 940 pour la catégorie B2 ; 156 pour la catégorie BI ; 91 pour la catégorie C. La pyramide des effectifs des fonctionnaires est déséquilibrée, elle est à l’envers, c’est à-dire que le sommet de la pyramide constitué par les bandes des catégories A et B2 est 2 fois plus large que la bande des catégories BI et C (base de pyramide) Les effectifs dans les corps du cadre des douanes illustrent bien cet état de fait: Catégorie A (Inspecteurs des douanes) : 533 ; Catégorie B2 (Contrôleurs des douanes) : 99 ; Catégorie B1 (Contrôleurs des douanes) : 563 ; Catégorie C (agents de constatation des douanes) : 270. Des besoins sont toujours exprimés dans des corps à effectifs pléthoriques tels que les corps des Administrateurs civils, des Inspecteurs des Finances, des Contrôleurs des Finances B1. De même, a noté la ministre que 46 emplois sont réservés au recrutement par la voie de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA). Ces 860 emplois (y compris ceux réservés à l’ENA), induisent une masse salariale globale annuelle de 1 862 397 254 de FCF A répartie comme suit: 1 062 555 168 de FCFA pour le secteur de la Santé ; 300 252 355 de FCFA pour le secteur du Développent rural ; 499 589 732 de FCFA pour l’Administration générale, dont: 381 088 138 de FCFA pour le reste de l’Administration Publique et 118 501 594 de FCFA pour l’Ecole Nationale d’Administration (ENA). Ces montants correspondent aux salaires (masses salariales annuelles) des nouveaux agents à recruter. Les concours ont concerné toutes les catégories (A, B2, BI et C) et presque tous les cadres de la Fonction publique d’Etat: Administration générale, Action sociale, Arts et culture, Agriculture et génie rural, Industrie et mines, Services économiques, Eaux et forêts, Elevage, Informatique, Information et Audiovisuel, Affaires étrangères, statistique et santé. La réception des dossiers de candidature a commencé le 18 septembre et prendra fin le 17 octobre 2017 à 16 heures. Les épreuves se dérouleront les 4, 5, 11 et 12 novembre 2017 à Bamako et dans les centres régionaux de Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti et Gao. Par Abdoulaye OUATTARA Source : Africatime Africatime

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