Crise au sein du Conseil National des Jeunes Du Mali : SOS-CNJ dénonce l’instrumentalisation de la faitière de la jeunesse

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Afin d’apporter sa contribution à la résolution au sein de la faitière de la jeunesse malienne et d’inviter les plus hautes autorités à s’impliquer pour sa normalisation, le mouvement Sos-Cnj, a organisé, le samedi 23 septembre, à la Pyramide du souvenir de Bamako, une conférence de presse. Ladite conférence était animée par le président du mouvement Sos-Cnj, Amadou Beidi Daou, en présence de son vice-président, Ismail Camara dit Will et du secrétaire aux relations extérieures, Moussa Leo Thienta. À l’entame de ses propos, le président de Sos-Cnj, Amadou Beidi Daou, a évoqué les maux auxquels le Conseil national des jeunes est confronté. Selon lui, le problème le plus criard, c’est le manque de crédibilité dans les élections au Cnj. Cela se caractérise par la création d’associations fictives. Il a laissé entendre qu’à cause du manque de transparence dans la gestion du Cnj, les statuts et règlements sont inaccessibles du grand public. Raison pour laquelle, dit-il, la tranche d’âge n’a jamais été respectée lors de l’élection des instances du Cnj. “Dans le règlement intérieur du Cnj, la limite d’âge est fixée à 35 ans, mais le bureau actuel comporte des membres qui ont plus de 45 ans “, a-t-il déploré. À ses dires, les hommes politiques sont principalement à la base de tous les problèmes que connaît le Cnj. “Le Cnj est instrumentalisé par les hommes politiques. Chaque candidat a un mentor politique et chacun se dit qu’il est candidat d’un homme politique”. L’orateur estime que le secrétaire général du ministère de la Jeunesse et de la reconstruction citoyenne, Drissa Guindo, est à la base de cette situation qui prévaut au sein du Cnj. Par rapport au nombre de membres du bureau, le secrétaire aux relations extérieures de Sos-Cnj a affirmé que le règlement intérieur a été violé. “En ce qui concerne les membres du bureau, dans le règlement intérieur, il est fixé à 26 membres, mais le bureau actuel compte plus de 40 membres”, s’est-il plaint. Aucune précision sur la démission du président De son analyse, pour résoudre la crise actuelle du Cnj, l’actuel bureau doit être considéré comme démissionnaire. Et de poursuivre que le président Mohamed Salia Touré, en démissionnant, c’est tous les membres de son bureau qui devaient démissionner car c’est la liste qui a été élue lors du congrès. Et de préciser que les articles 17 et 85 du règlement intérieur du Cnj se contredisent. “L’article 17 stipule qu’en cas de démission d’un membre du bureau, ce sont les autres membres du bureau qui doivent discuter du comment le remplacer et l’article 85 précise que la lettre de démission des membres du bureau est adressée au président qui est chargé d’informer les autres membres. Aucune précision n’est faite à propos de la démission du président”, a-t-il déploré. Pour lui, en plus de la démission du bureau, il faut la tenue dans un bref délai d’un congrès extraordinaire pour que toutes les forces vives de la jeunesse malienne soient représentées. Amélioration des textes du Cnj-Mali Dans son réquisitoire, il a proposé également l’amélioration des textes statutaires et une large ouverture du Cnj aux fédérations, associations et autres mouvements de jeunes. En ce qui concerne le vice-président de Sos-Cnj, Ismail Camara alias Will, il a rassuré que son mouvement ne soutiendra aucun des deux camps. “Nous ne sommes avec aucun des camps et nous ne sommes contre aucun d’eux. Nous nous battons pour l’avenir de la jeunesse malienne”, a-t-il martelé. Il convient de noter que depuis la démission de son président, Mohamed Salia Touré, le Cnj est divisé entre deux tendances regroupant respectivement ceux qui sont favorables au maintien du 1er vice-président comme président et ceux qui sont pour l’organisation d’une assemblée extraordinaire pour l’élection d’un nouveau président. Ainsi, dit-il, pour mettre fin à cette situation, toute la jeunesse malienne est interpellée. “Le mouvement Sos-Cnj a décidé d’intervenir tout en faisant des propositions concrètes “, a-t-il conclu. Boubacar PAÏTAO Source : aBamako aBamako