Air France : sur le Paris-Bamako, « nous n’avons jamais interrompu notre desserte »

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Malgré les problèmes sécuritaires, les taxes élevées et la concurrence d'Aigle Azur, le trafic sur la ligne Paris-Bamako ne cesse de croître. À l'occasion du 80e anniversaire de cette desserte, le patron de la compagnie française fait le point sur les activités, au Mali et dans le reste de l'Afrique. Air France a célébré en grandes pompes les 80 ans de la ligne Paris-Bamako, lundi 2 octobre dans la capitale malienne. L’occasion pour Franck Terner, directeur général d’Air France, de réaffirmer l’attachement de la compagnie à cette desserte de la zone sahélienne. Rencontre. Jeune Afrique : Air France dessert Bamako depuis quatre-vingts ans. Que représente la cette ligne pour la compagnie ? Franck Terner : Cette ligne a été ouverte en novembre 1937 avec un premier vol d’Air France effectué par Antoine de Saint-Exupéry, en février de la même année. Pour nous, cela tient de la grande histoire. Peu importe les événements qui ont pu survenir, conflits ou situations sécuritaires mouvementées, nous n’avons jamais interrompu notre desserte et continuerons à être fidèles à cette destination. Hormis le Concorde qui est allé à Dakar, tous les avions de notre flotte se sont rendus à Bamako : du DC-3 au 747 en passant par le DC-4, « Constel », Caravelle, etc. Cet été, nous sommes passés au Boeing 777 et le 8 octobre, l’avion le plus moderne de notre flotte, le Boeing 787, prendra le relais. Nous comptons trois appareils de ce type, dont le premier a été mis en service il y a un peu plus d’un an par KLM sur la ligne du Caire, rattachée à la zone Moyen-Orient. Il s’agira donc du premier vol du Boeing 787 sur la zone Afrique. Nous en sommes très fiers, car nous considérons cette ligne comme importante dans la mesure où une grande communauté malienne vit en France. Comment évolue le trafic sur cette desserte ? Nous ne cessons de monter en fréquence et en taille. Au début, quatre ou cinq escales desservaient Bamako chaque semaine. Aujourd’hui, nous assurons des vols quotidiens avec des avions de très grosse taille et des taux de remplissage élevés. La croissance du trafic sur Bamako est régulière, si l’on excepte la période de crise et l’opération militaire française qui a suivi, pendant laquelle nous avions réduit la fréquence de nos vols à quatre à cinq, voire six, par semaine. Par la suite, le trafic a repris de façon régulière, et progresse désormais. Comptez-vous accroître ces fréquences ? Pas à court terme. Nous gardons le vol quotidien. Mais en fonction de la demande, nous adaptons le module avion. Cet été par exemple, avec le 777, nous proposions 300 sièges, et le 787 dispose d’une taille presque équivalente, avec 276 sièges. Lire la suite sur : http://www.jeuneafrique.com/480587/economie/air-france-sur-le-paris-bama... Source : Africatime Africatime

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