Attaque au Niger: Mattis salue la rapidité de l’aide française

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Tampa (Etats-Unis) - Le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, a salué mercredi la rapidité à laquelle les forces françaises sont venues à l'aide de la patrouille américano-nigérienne tombée la semaine dernière dans une embuscade meurtrière au Niger. "Dans les 30 minutes les avions français étaient sur place", a souligné M. Mattis questionné sur le délai entre l'attaque de groupes jihadistes et l'arrivée des hélicoptères de l'armée française venus extraire les blessés. "Je rejette complètement l'idée que c'était lent", a ajouté le chef du Pentagone, alors que les médias américains s'interrogent sur l'absence de soutien aérien à la patrouille pendant tous ses déplacements. "Mais il est évident que nous allons examiner tout ceci et voir s'il y a des choses qu'il faudra adapter", a conclu M. Mattis qui s'exprimait dans l'avion l'acheminant vers Tampa, en Floride, où il doit visiter jeudi et vendredi les centres de commandement opérationnel pour le Proche et le Moyen-Orient (Centcom) et l'Amérique du Sud (Southcom). Une patrouille conjointe américano-nigérienne opérant dans la région de Tillabéri (sud-ouest) était tombée le 4 octobre dans un guet-apens tendu par des "terroristes" à bord d'une dizaine de véhicules et une vingtaine de motos à hauteur du village de Tongo Tongo, situé à une centaine de kilomètres de Niamey. Le lendemain de l'attaque, le porte-parole de l'état-major français, le colonel Patrick Steiger, avait indiqué qu'une patrouille de Mirage 2000 français avait permis de faire une démonstration de force mais qu'elle n'avait pas pu apporter d'appui direct au sol --tir ou bombardement-- en raison de "l'imbrication (des forces) au sol". L'armée française a aussi mobilisé deux modules d'évacuation médicale composés d'hélicoptères qui ont permis d'extraire des blessés en direction de Niamey. Quatre militaires nigériens ont été tués et huit blessés aux côtés d'éléments des forces spéciales américaines, qui ont également perdu quatre hommes dans cette embuscade visiblement très bien préparée, à la frontière avec le Mali. Les Etats-Unis n'ont pas officiellement nommé les assaillants mais des attaques de groupes jihadistes sont fréquentes dans la région. Un responsable américain ayant requis l'anonymat a indiqué qu'il s'agissait "vraisemblablement" de jihadistes locaux liés au groupe Etat islamique (EI). sl/elc Source : aBamako aBamako

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