Election du président de la Femafoot: Le ministre des sports sur le point de jeter l’éponge

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Selon des sources proches du dossier, le ministre des sports, Housseyni Amion Guindo serait sur le point de démissionner du gouvernement pour des causes liées aux péripéties électorales au niveau de la Fédération malienne de football (Femafoot). Il devrait rencontrer le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) au moment où nous mettions sous presse. Cette rencontre pourrait être déterminante sur la décision du ministre. D’abord, le ministre estime avoir été dessaisit officiellement du dossier électoral de la Femafoot, sur décision du Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga, au profit du ministre du commerce, Abdel Kader Konaté, président du comité de suivi et de mise en application du protocole signé au mois de mai dernier, entre le collectif des clubs et ligues majoritaires dont le candidat est Sahala Baby, et le bureau (comité exécutif) sortant de la Femafoot dont le candidat est Mamoutou Touré dit Bavieux. Ce Comité de suivi a géré cette crise, de la signature de l’accord jusqu’à l’élection du 8 octobre dernier. Le ministre estimerait à cet effet, avoir été désavoué publiquement par le Premier ministre. Ensuite, le ministre aurait subit des pressions de la part du président de l’Assemblée nationale, l’honorable Issaka Sidibé dont Mamoutou Touré dit Bavieux est le directeur des finances et des matériels (DFM). Puis, le secrétariat général de la présidence dont deux des vice-présidents de l’Asma-Cfp (Kassoum Coulibaly dit Yambox et Amadou Cissé) auraient exercé des pressions en faveur de Mamoutou Touré dit Bavieux. A cet effet, le ministre aurait décliné l’invitation de l’Ortm (Office des radios diffusion et télévision du Mali) pour une interview, car ne reconnaissant aucun des deux bureaux mises en place dans l’illégalité. Selon nous sources, tirant leçon de toutes ces pressions, le ministre aurait estimé qu’il serait préférable d’être juste, en conséquence, il serait sur le point de jeter l’éponge, si le président de la République ne prenait pas ses responsabilités. Au moment où nous mettons sous presse, le ministre des sports, Housseyni Amion Guindo devrait être reçu par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta. Toutefois, les émissaires de la Fédération internationale de football association (FIFA) et de la Confédération africaine de football (CAF), ayant quitté Bamako dans la nuit du 8 octobre 2017, devront déposer leurs rapports qui seront déterminants pour l’avenir du football malien. En attendant, les yeux sont rivés sur la présidence de la République pour un dénouement heureux de cette impasse du sport roi au Mali. Par ailleurs, nous tenons de source sûre que le collectif des clubs majoritaires s’apprêterait à occuper le bureau de la Femafoot dans les prochaines heures. En outre, certaines informations soutiendraient l’appartenance de Sahala Baby et du patron du guichet unique de la douane, à la branche armée du Gatia, en disgrâce auprès de Koulouba. Ce qui expliquerait le soutien de certains tenants du pouvoir à Mamoutou Touré dit Bavieux. Au moment où notre pays ne cherche que la stabilité, seul le calme, la retenue et le sens de la responsabilité doivent prévaloir au-delà des appartenances politiques, afin de veiller sur l’avenir de la jeunesse malienne. La balle est donc dans le camp du président de la République, pour gérer cette crise au mieux de l’avenir de la jeunesse du Mali. A .Sogodogo B .Daou Source : Africatime Africatime