«Les chemins du Futur vers Mali 2030» : Le CERM présente une analyse de la crise socio-économique

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Avec l’invasion de la partie septentrionale du territoire par les groupes djihadistes et rebelles en 2012, les innombrables crimes et l’insécurité généralisée, qui en ont découlé, puis le coup d’Etat qui a ébranlé l’ensemble de ses institutions, le Mali a vécu la crise politico-sécuritaire et identitaire la plus grave de son histoire depuis son indépendance en 1960. C’est dans ce contexte que le Centre d’étude et de réflexion du Mali (CERM), en partenariat avec la Fondation Friedrich-Ebert-Stiftung (FES), a présenté une brochure de 22 pages intitulée «Les chemins du Futur : portant sur 4 scénarii vers un Mali à l’horizon 2030». C’était à la faveur d’un forum communal tenu le samedi 07 octobre à l’hôtel Dafina, en présence d’Abdourhamane Dicko, directeur de programmes à la Fondation Friedrich Ebert-Stiftung, sous la modération de Dr. Mohamed Ag Erless et Ramata Diaouré, journaliste, et du Professeur Ibrahim IBA N’Diaye, chercheur au CERM. L’objectif de cette analyse rétrospective est de susciter le débat sur les souffrances des Maliens, les problématiques comme les réformes institutionnelles, la jeunesse, l’emploi, l’éducation, le développement socio-économique, les inégalités sociales, la sécurité nationale et sous-régionale, le terrorisme, le fondamentalisme religieux, la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation, l’intégration régionale, la justice et la gouvernance. Dans son exposé, le coordinateur du projet scénarii Mali 2030, Ibrahim IBA N’ Diaye, professeur d’enseignement supérieur, a soutenu que quatre schémas d’évolution sont possibles pour le Mali à l’horizon 2030. Le premier scénario dit de «crise permanente» fait référence à la continuation du mal-vivre chronique de ces dernières décennies. Le deuxième scénario dit «du Mali en marche» se rapporte à la sortie effective de la crise à la normalisation des facteurs de production. Un troisième scénario dit de «redressement modeste» présage des indicateurs de développement socio-économique et humain, tandis que des défis majeurs demeurent sans solutions. Le quatrième et dernier scénario dit du «chaos» envisage la fragmentation territoriale et politique du pays. À la lumière de la mobilisation massive de la jeunesse, le forum communal a atteint sa vitesse de croisière. Le directeur de programmes de la Fondation Friedrich Ebert-Stiftung, Abdourhamane Dicko, a rappelé que la FES œuvre pour l’ancrage de la démocratie et le contrôle citoyen à l’endroit des partis politiques et des organisations de la société civile. O.D. Source : aBamako aBamako

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