577 cartons de marchandises avariées saisis par la Direction Régionale du Commerce et de la Concurrence

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Cette saisie est l’œuvre de la Direction régionale du Commerce et de la Concurrence. Courant semaine dernière, elle a intercepté 577 cartons de marchandises avariées dans une chambre froide au marché « Halles de Bamako ». Tout est parti d’une information reçue par le service du commerce et de la concurrence du District de Bamako. L’investigation qui s’en est suivie a conduit à la découverte de ces produits prohibés dont l’importation est interdite. Les marchandises avariées étaient composées de 524 cartons de foies, 50 cartons de rognons et 3 cartons de pattes de bœuf pour une valeur estimée à environ 35 millions de F CFA. Le pire est l’utilisation du formol pour conserver la marchandise qui était destinée à la consommation de la population. Cette saisie vient ouvrir le débat sur le trafic dangereux d’importation des produits prohibés sur notre marché. Hélas ! Nos marchés sont inondés par ces produits, dont la consommation nuit, cela s’entend, dangereusement à la santé des consommateurs. Le directeur régional du Commerce et de la Concurrence du District de Bamako, Issa Idrissa Maïga, a rappelé que l’importation des produits qui viennent d’être détruits est interdite dans notre pays par un arrêté fixant la liste des produits prohibés à l’importation et l’exportation. Le phénomène est courant, car le service en charge du commerce et de la concurrence dans le District en est à sa quatrième saisie au cours de l’année. Les trois premières saisies ont concerné des poulets de chair. Comment ces trafiquants arrivent-ils à passer à travers les mailles des postes de contrôle ? En attendant la réponse à cette question, Issa Idrissa Maïga en appelle au civisme des opérateurs économiques, notamment les importateurs de ces produits. Il les a également mis devant leur devoir de protection de leurs clients. Ces produits, a-t-il ajouté, sont nocifs et exposent les consommateurs à des maladies très graves. Les services des douanes doivent être plus que jamais vigilants, car ces produits posent de véritables problèmes de santé publique. Source : aBamako aBamako