Lancement des activités du mouvement IR GANDA : Une alternative sérieuse pour la paix au Mali !

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C’est fait. Sous la haute présidence du président de la République Ibrahim Boubacar Keïta l’association des communautés des cultures songhoy en mouvement ‘’IR GANDA’’ a été officiellement lancée. C’était à la faveur d’un grand meeting au palais des sports Salamatou Maïga de Bamako, samedi dans l’après-midi. ‘’Ir Ganda’’ notre territoire en sonrhaï, présidé par l’ancien Premier ministre Ousmane Issouffi Maïga, est désormais un grand nouveau mouvement avec lequel on doit compter dans la sphère des associations et organisations de la société civile du Mali. Porté sur les fonts baptismaux le 21 mars dernier à Gao sur initiative des cadres, des communautés des cultures songhoy après de longues réflexions et concertations, le mouvement Ir Ganda se donne pour objectif la sécurité, le développement et le bien vivre ensemble des populations des contrées de l’empire songhoy. Il a pour vocation de procéder à un grand rassemblement populaire des hommes épris de justice et pénétrés du désir immense de la paix et du bien-être des populations partout au Mali. Selon Ousmane Issouffi Maïga, Ir Ganda tire sa vocation de ces fondements dans l’esprit spécifique qui soutien les actions de l’association. Cette vocation ainsi que le concept songhoy, dit-il, sont bien définis dans la déclaration des cadres des communautés des cultures songhoy. Soutenant que le vivre ensemble a toujours été un des fondements de l’existence des peuples songhoy, il dira que ce vivre ensemble a marqué les relations entre groupes ethniques, villages et communautés. « La réappropriation de nos valeurs est une condition indispensable de nous connaitre davantage, connaitre notre authenticité vertueuse en vue de défendre notre terroir » a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que c’est aussi la voie de réarmement moral des différentes communautés pour se prendre en charge et vaincre l’assistanat permanent. La rencontre de Gao comme point de départ ! Par ailleurs, revenant à la rencontre de Gao tenue en mai dernier, il dira qu’elle se rapportait aux préoccupations essentielles des populations du Nord. Il s’agit entre autres, de la sécurité et la paix, la gouvernance, le développement local et l’apport de la diaspora. De même que du rôle de la femme et des jeunes. Selon lui, à la suite de cette rencontre, des documents de synthèse de résolutions et un plan d’urgence sur huit mois ont été établis. Entrant dans les détails il dira que cette rencontre a permis de faire valoir des aspirations profondes d’une forte implication de la population dans la gouvernance locale. De même que le rejet catégorique de tout émiettement du terroir Ir Ganda ainsi que d’une bonne justice. Reconnaissant que la mise en œuvre de ces résolutions ne soit pas chose facile, il dira que l’association s’est réunie encore après Gao afin de dégager les grandes pistes des actions à mener. Selon lui, dans la perspective de rendre l’association Ir Ganda plus visible et d’expliquer sa vision et ses objectifs le cap a été mis sur une politique de concertation à travers des rencontres avec les autorités du pays, des mouvements armés de la CMA et de la Plateforme, des associations et groupement de femme et de jeunes. Toute chose qui aura permis, à ses dires à l’association de faire des rencontres productives. Un mouvement riche en idéaux et en ressources humaines ! Dans cette dynamique, il soutiendra que l’association Ir Ganda à l’issue de ces rencontres a souligné l’absence du dialogue comme une des causes fondamentales des incompréhensions, de malentendus, de conflits et autres litiges. Par ailleurs, se prononçant sur l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger il dira que sa mise en œuvre ne doit souffrir d’aucun amateurisme et d’aucune faiblesse. Cela si toutefois le Mali ne veut pas rompre le fragile équilibre et contribuer à l’émiettement de ses contrées. « Le processus de mise en œuvre de cet accord doit être inclusif afin d’assurer la cohésion sociale et le vivre ensemble » a-t-il proposé. A sa suite, le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita justifiera sa présence par la pertinence des objectifs de l’association et sa composition en qualité de ressources humaines. D’où l’occasion de réaffirmer son attachement et son accompagnement aux activités de cette association. Selon lui, l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali est le seul outil pour promouvoir la paix et la cohésion sociale, la sécurité et le développement. « Certes, ce n’est pas un outil parfait ! Mais son acceptation au Mali a permis de déjouer beaucoup d’agendas » a-t-il rassuré. Avant de soutenir que des perspectives fabuleuses en termes de programmes pour le développement du Nord peinent à se concrétiser sous contrainte de l’insécurité. Parmi ces programmes, il citera la construction du barrage de Taoussa et des projets de réalisations de routes. C’est pourquoi s’indignant, il confiera avoir conseillé aux groupes armés que l’intérêt de tous, y compris le leur réside dans un Mali stable et en paix. « Il est temps que nous quittions les chimères, les illusions » a-t-il alerté. D’où l’occasion pour lui, d’appeler au bon sens élevé de tous les protagonistes à se donner la main pour bâtir le renouveau du Mali. Par Moïse Keïta Source : aBamako aBamako

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