Projet de Gestion des Ressources Naturelles et Changements Climatiques (PGRNCC) : Des journalistes sillonnent ses zones d’intervention

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Depuis le jeudi 19 octobre dernier, une vingtaine de journalistes sillonnent les zones d’intervention du Projet de Gestion des Ressources Naturelles et Changements Climatiques (PGRNCC). Initié par le gouvernement du Mali à travers l’Agence de l’Environnement et du Développement Durable (AEDD) avec l’appui de la Banque Mondiale, le projet couvre les domaines de la gestion durable des terres, la diversité biologique et le changement climatique. Il vise à lutter contre la désertification et pour l’amélioration des conditions de vie des populations. Selon les initiateurs, l’objectif de cette caravane de presse est d’informer et sensibiliser le grand public face aux conséquences néfastes du changement climatique telles que la recrudescence de la sècheresse, l’ensablement, l’assèchement des cours d’eau, la dégradation des superficies cultivables, la perte de la biodiversité, l’inondation… A cela s’ajoutent certains facteurs comme les modes de production et la consommation non durable, les pratiques agricoles, les feux de brousse et le surpâturage qui constituent des menaces sérieuses pour les ressources naturelles, entraînant une dégradation de la fertilité des sols, une baisse des rendements agricoles et l’aggravation de la pauvreté. C’est ainsi que le gouvernement du Mali a initié le Projet de Gestion des Ressources Naturelles et Changements Climatiques (PGRNCC). Le projet a pour objectif d’amplifier l’adoption des pratiques de gestion durable des terres et de l’eau dans les zones cibles au Mali. Ces objectifs spécifiques consistent à renforcer les mécanismes de partage des connaissances en matière de Gestion Durable des Terres (GDT)et de changements climatiques en particulier et de développement durable en général, à renforcer les capacités institutionnelles et techniques des acteurs concernés en vue de l'intégration de la GDT dans les programmes de développement économique, social et culturel des communes ciblées, à amplifier les bonnes pratiques de gestion des terres et de conservation de la biodiversité dans les communes ciblées en vue de renforcer la résilience aux changements climatiques et à accroitre les revenus et la résilience des communautés vulnérables à travers la promotion de la GDT. La mission sillonnera la zone d’intervention du projet qui couvre 14 communes vulnérables dont 3 communes dans la région de Kayes dans le cercle de Nioro : Guétéma, Yéréré et Gadiaba Kadielet 11 communes dans la région de Koulikoro: Boron, Sébété, Kiban et Toubacoro dans le cercle de Banamba et les communes de Dabo, Dilly, Fallou, Guiré, Koronga, Niamana et Ouagadou dans le cercle de Nara. La population bénéficiaire de la zone du projet est de 260.000 habitants (41.279 ménages) dont50, 50% de femmes selon le recensement de 2009. Le projet a démarré le 24 mars 2014 pour une durée de 5 ans (2014-2018), pour un coût global de 21.425.926 dollars US financés par l’Association internationale pour le Développement (IDA) à travers la Banque mondiale(12 000 000 $ US), le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) (6 574 074 $ US), le Fonds pour les Pays les Moyens Avancés (FPMA)(1 851 852 $ US) et le gouvernement du Mali (1 000 000 $ US). Le projet est structuré autour de 4 composantes avec des sous-composantes. Les 4 composantes sont : Gestion du savoir, Gouvernance et Communication composante I, mise à échelle des pratiques de gestion durable des terres composante II, diversification des moyens d’existence locaux (Financement d’Activités Génératrices de Revenus composante III et Coordination, suivi et évaluation des activités du projet, la composante IV. La coordination de la mise en œuvre du projet est assurée par l’Agence de l’Environnement et du Développement Durable (AEDD) sous le contrôle du Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable. La mise en œuvre des activités est assurée par l’AEDD, la Direction Nationale des Eaux et Forêts, la Direction Nationale des Productions et des Industries Animales, la Direction Nationale de l’Agriculture et l’Agence Nationale de la Météorologie (Mali Météo). Moussa Sékou Diaby envoyé spécial Source : aBamako aBamako

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