Boubacar Traoré, l’homme qui faisait twister le Mali revient sur scène à Paris

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"Kar Kar" a fait danser son pays à l'heure de l'indépendance. C'est désormais un bluesman à la voix plaintive et déchirante, qui se produit le 27 octobre, à Paris. C'est une époque pas si lointaine où, à Bamako, les jupes des filles étaient courtes, les pantalons des garçons, cigarettes, et les chaussures, pointues - bientôt remplacées par des pattes d'éph et des talons compensés... Une époque où l'on se donne rendez-vous au "grin" (1), où l'on sort dans les "surpats" (les surprises-parties), dans les bals-poussière; où l'on se fait appeler Johnny, Otis, Clo-Clo; où ceux qui en ont les moyens se font tailler un costard blanc chez le couturier du quartier animé de Bagadadji pour ressembler au James Brown du live à l'Apollo, la référence. L'âge d'or joyeux qui revit C'est, au Mali, le temps de l'indépendance (1960), où des jeunes se regroupent en clubs, se défient sans animosité, et s'appellent les Beatles, les Rockers, ou les Chaussettes noires. Où l'on dévore Salut les Copains, et y puise son prochain look. Où l'on se procure, seul ou à plusieurs, des disques auprès des marins des ports d'Afrique de l'Ouest, des enfants de diplomates, et où l'on se fait tirer le portrait, en soirée par Malick Sidibé. Le lendemain, on passe à sa boutique au coin des rues 19 et 30, à Bagadadji, pas tant pour acheter sa photo que pour voir sa trombine en vitrine. Un âge d'or joyeux, que documente l'émouvante rétrospective de la Fondation Cartier, à Paris, consacrée au photographe disparu en 2016. Lire la suite sur : http://www.lexpress.fr/culture/musique/boubacar-traore-l-homme-qui-faisa... Source : Africatime Africatime

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