L’UEMOA reste le marché le plus important du groupe Ecobank, en terme de rentabilité et de prêts nets à l’économie, mais….

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Au terme des 9 premiers mois de 2017, la zone de l’UEMOA, a conforté sa place de premier marché d'Ecobank en terme de prêts et créances nets à la clientèle, a pu constater l'Agence Ecofin de la publication de ses performances financières sur la BRVM, où le groupe est coté. Au 30 septembre 2017, l'encours global des avances accordées par Ecobank à l'ensemble des économies de cette sous-région, était de 3,4 milliards $. Cela représente désormais 36,9% des prêts totaux du groupe, dont l'encours à cette période de référence était de 9,6 milliards $ Le Nigéria, jusqu'à une date récente, était de loin le plus important marché du groupe. Mais l'encours des prêts et créances nets y a affiché une baisse de 15%, sur une base annuelle et par rapport à fin septembre 2016. Or dans la zone UEMOA, cet indicateur est en hausse de 9%. Par ailleurs, on note aussi que, même si les revenus d'intérêts sont toujours plus importants au Nigéria, l'UEMOA demeure le marché le plus rentable pour le groupe basé à Lome, avec un bénéfice net à la fin septembre de 79 millions $, en hausse de 6%, contre seulement 56 millions $ au Nigéria, en baisse de 19%. Cette performance de l'UEMOA dans les activités consolidées d'ETI cache cependant un certain nombre de défis. Tandis que le poids des charges sur le produit net bancaire (coeficient d'exploitation) s'est amélioré au Nigéria passant à 47,1%, il s'est dégradé dans la sous-région francophone, augmentant à 62,2%. Dans le même temps, les rendements sur les capitaux propres ont chuté à 23,2%, contre 26,3% au 30 septembre 2016. Aussi, dans un contexte où la rémunération des dépôts bancaires devient assez coûteuse pour les banques de l'union monétaire ouest-africaine, le ratio de transformation des dépôts de la clientèle en prêt a baissé à 66,1%, contre 69,1% une année auparavant. Enfin, la capacité moyenne du groupe à couvrir ses actifs risqués, par les fonds propres spécifiques de la sous-région a baissé à seulement 38,8%, contre 56,6% à la fin septembre 2016. Même si l'économie de l'UEMOA se porte plutôt bien, une dégradation de la situation constituerait une menace pour le groupe ETI. Une note positive tout de même pour les activités d'Ecobank dans l'UEMOA, l'encours de ses créances douteuses y a baissé à 7,1%, contre 10,7% à la période correspondante en 2016. C'est le niveau de prêts et créances en souffrance le plus faible que le groupe connait sur l'ensemble de ses marchés. Idriss Linge Source : Africatime Africatime

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