Accusation de violations des droits de l’homme : Le ministre de la Défense a promis des enquêtes

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Dans un communiqué publié la semaine dernière, Human Rights Watch annonce que ” l’engagement déclaré du ministère malien de la Défense envers l’ouverture d’une enquête sur les abus graves qu’aurait commis les forces de sécurité lors d’opérations dans le centre du Mali est une étape importante en vue d’une plus grande obligation de rendre des comptes”. Dans un communiqué publié en septembre, Human Rights Watch a décrit la manière dont les opérations de lutte contre le terrorisme menées en 2017 auraient engendré de nombreuses violations des droits humains, y compris des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées, des actes de torture et des arrestations arbitraires à l’encontre de personnes présumées soutenir des groupes armés islamistes. Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Tiéna Coulibaly, et d’autres responsables militaires de haut rang ont rencontré Human Rights Watch à Bamako le 2 octobre 2017, pour discuter des résultats des recherches menées par l’organisation. Lors de cette réunion, ainsi que dans les courriels qui ont suivi, ces représentants du ministère ont exprimé leur intention d’ouvrir une enquête sur les allégations afin que les responsables puissent être traduits en justice. “Le soutien exprimé par le ministère malien de la Défense à l’ouverture d’une enquête sur les abus qu’auraient commis des militaires montre qu’il reconnaît que les opérations de lutte contre le terrorisme sont tributaires du respect des droits humains”, a déclaré Corinne Dufka, directrice adjointe de la division Afrique de Human Rights Watch. ” Il s’agit là d’une démarche significative, mais en vue d’un véritable processus de responsabilité totale pénale, les procédures disciplinaires de l’armée devraient être complétées par des enquêtes judiciaires appropriées menées par le ministère de la Justice”. “Le ministère de la Défense s’est aussi engagé à prendre plusieurs autres mesures importantes pour empêcher que les forces de sécurité impliquées dans les opérations ne commettent d’autres atteintes aux droits humains. Parmi ces mesures figurent l’instruction formelle aux commandants des troupes engagées de remettre dès arrestation à la disposition des unités prévôtales de la Gendarmerie toute personne interpellée lors d’opérations militaires aux fins d’enquête ; l’instruction formelle à toutes unités prévôtales de la Gendarmerie de produire un rapport mensuel sur les éventuelles violations des droits humains ; et la poursuite de la formation et de la sensibilisation des forces armées en matière de droits humains”. Maliki Diallo Source : aBamako aBamako

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