Abdoulaye Idrissa Maïga à Soumpi et Niafounké : «Nous sommes venus et nous reviendrons chaque fois que c’est nécessaire»

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Malgré la multiplication des attaques terroristes, le Premier ministre a tenu à boucler son programme en se rendant dans ces localités pour rassurer les populations du soutien de l’ensemble du pays Le chef du gouvernement s’est rendu hier à Soumpi et Niafunké pour boucler sa tournée de cinq jours dans les régions de Mopti et Tombouctou. Malgré les attaques perpétrées par les terroristes pour empêcher sa visite, le Premier ministre a tenu à achever son programme. Il faut dire qu’il a fait preuve de beaucoup de courage et de détermination. Avant sa visite, un véhicule de l’escorte devant l’accueillir à Soumpi a sauté sur un engin explosif faisant trois blessés parmi les militaires. Ce drame s’est produit alors que le Premier ministre se trouvait à Sévaré où l’équipage de l’hélicoptère devant le transporter s’attelait à réparer une panne technique. Rappelons que la localité de Soumpi située à 40 km de Niafunké, avait été la cible d’une attaque terroriste le 24 octobre dernier. Les terroristes ont causé la mort de deux militaires et fait plusieurs blessés et des disparus. Ils ont brûlé une vingtaine de camions remorques de la SATOM. Chacun de ces engins coûte plus de 80 millions de Fcfa. Cette entreprise est engagée à ce niveau pour la construction de la route Gomacoura-Tombouctou. Cette route longue de 500 km est un véritable pont entre le Nord et le Sud du pays. Elle représente un grand espoir pour les populations du Nord qui ont attendu sa réalisation depuis longtemps. C’est sous la protection d’un impressionnant déploiement aérien et terrestre de l’armée que le Premier ministre est arrivé à Soumpi hier vers 10 heures. Accueilli par le commandant de la cinquième région militaire et de l’Opération Dambé, le colonel Abass Dembélé, Abdoulaye Idrissa Maiga a tout de suite constaté l’ampleur des dégâts. Un véritable désastre. Le chef du gouvernement s’est ensuite fait expliquer les circonstances de l’attaque, l’état des lieux de la situation sécuritaire et les conditions dans lesquelles opèrent les forces armées. Le colonel Dembélé a soutenu que malgré la surprise de l’attaque, les hommes l’ont promptement maitrisée. «C’est avec honneur qu’on s’est engagé et c’est avec le même honneur qu’on est prêt à faire face à n’importe quelle situation. Nous sommes engagés à défendre la patrie, advienne que pourra», a assuré l’officier qui n’a pas manqué d’exprimer la satisfaction de ses hommes à l’endroit du Premier ministre et sa délégation. A son tour, Abdoulaye Idrissa Maïga a indiqué aux hommes que la situation dans cette zone préoccupe l’ensemble de la nation. Il a assuré les troupes du soutien du pays tout entier et leur a demandé de garder le moral. Pour lui, les manœuvres des terroristes ne peuvent rien contre la volonté des populations de circuler comme il se doit. « Nous sommes ici pour manifester la solidarité face à votre mobilisation à assumer vos responsabilités », a souligné le chef du gouvernement qui s’est réjoui que les hommes, malgré certaines allégations, n’ont pas perdu de vue la protection des populations avec lesquelles l’armée doit avoir de bonnes relations. Il leur a demandé de ne pas se laisser faire face à ces ennemis de la nation qui, au-delà de la conjuration, sont déterminés à saper les avancées vers la paix au bénéfice des populations. Le Premier ministre a ajouté que le gouvernement ne perd pas de vue qu’il faut préserver l’unité nationale et respecter les engagements politiques. Devant l’ampleur des dégâts, les membres du gouvernement qui sont de la visite, ont tous réagi et condamné ce forfait. Mme Traoré Zeinabou Diop, ministre de l’Equipement et du Désenclavement, hautement concernée par cette route, trouve que c’est un gâchis qui ne fait que retarder les travaux au détriment des populations du Nord. Pour sa part, le ministre en charge du département de la Jeunesse, Amadou Koita, a appelé la jeunesse à rester vigilante, mobilisée et engagée aux côtés des forces armées. De son côté, le ministre des Droits de l’Homme, Kassoum Tapo, a indiqué que ces actes ne resteront pas impunis. Il a encouragé les militaires à cultiver et protéger les droits des populations. Source : aBamako aBamako

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