1er Comité de Pilotage du Projet GAR-SI Sahel Mali : Les termes de référence approuvés à l’unanimité

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La salle de réunion du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a servi de cadre,le vendredi 10 novembre dernier, pour le 1er Comité de Pilotage du Projet Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention au Sahel Mali (GARSI-Sahel). L’activité était présidée par le représentant du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Colonel-major Ismaël Deh, Conseiller technique. Il avait à ses côtés, l’ambassadeur de l’Union Européenne au Mali, Alain Holleville et le directeur duditprojet, Général de Division Francisco Espinosa Navas. Organisé pour faire le point sur l’avancement du projet Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention au Sahel Mali (GARSI-Sahel), cette réunion a enregistré la présence de plusieurs acteurs impliqués dans la sécurité au Mali et surtout ceux de la Gendarmerie qui sont les principaux bénéficiaires. Venant en appui aux structures nationales déjà existantes en matière de réforme du secteur de la sécurité, ce projet a pour objectif de rendre plus efficace, l’action préventive et réactive des forces de sécurité nationale afin de garantir un contrôle plus efficace du territoire et des frontières du Mali, de la Mauritanie, du Burkina-Faso et du Niger. Mais aussi, de créer des conditions favorables à une meilleure coopération transfrontalière et régionale par les pays concernés. Prenant la parole, le représentant du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Colonel-major Ismaël Deh, a salué le directeur du projet GAR-SI et ses points focaux à la Gendarmerie nationale. Selon lui, les effectifs au niveau de la Gendarmerie sont disponibles et prêts à rentrer en action à tout moment. A cet effet dit-il, deux (2) Escadrons du Groupement Spécial d’Intervention de la Gendarmerie Nationale ont été dégagés pour accomplir à plein temps, les missions dévolues au projet GAR-SI. Et un projet de Décision du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants, portant la création de l’unité GAR-SI est déjà disponible. « Au cœur de la stratégie de nos Forces Armées et de Sécurité, il y a la volonté d’offrir aux populations, des conditions de libre circulation et de protection de leurs biens qui soient dignes d’elles et qui correspondent aux standards internationaux en la matière », a laissé entendre le représentant du ministre. Pour qui, ce projet a été engagé grâce aux efforts exceptionnels que l’Union Européenne et l’Etat du Mali ont déployés. Et ils ne peuvent à cet effet que se réjouir et consacrer toute leur énergie pour sa réussite. Pour sa part, l’ambassadeur de l’Union Européenne au Mali, Alain Holleville a indiqué que ce premier comité de pilotage clôture la phase de diagnostic du projet GAR-SI et présente son plan d’actions. D’après lui, durant les mois passés au Mali, les experts ont dialogué avec les différents Ministères et services concernés ainsi qu’avec les partenaires techniques et financiers, sans oublier le soutien de la mission EUCAP Sahel Mali, pour identifier les besoins afin d’obtenir un résultat conforme aux attentes nationales maliennes. A en croire le diplomate, ce projet de création d’une nouvelle unité au sein de la Gendarmerie nationalea été approuvé dans le cadre du Fonds Fiduciaire d’Urgence et doté d’un montant de 5 millions d’euros (soit plus de 3 milliards FCFA) pour le Mali. Selon lui, c’est un projet ambitieux et marque davantage, l’engagement et le soutien de l’UE aux efforts menés par le gouvernement malien pour renforcer l’état de droit et la sécurité sur son territoire au bénéfice des populations. A travers ce projet ajoute-il, ils vont créer une unité robuste, flexible, mobile, multidisciplinaire et autosuffisante dans les pays du G5 Sahel et au Sénégal. A noter que l’activité a été marquée par une brève présentation du projet, faite par le directeur dudit du projet, Général de Division Francisco Espinosa Navas. Il y’a eu également l’approbation des termes de référence. Et c’est la Gendarmerie nationale qui bénéficiera de ce projet. A cet effet, les cadres et les formateurs vont suivre deux (2) mois de formation en Espagne et retourneront au pays pour faire le 3ème mois de formation sur le terrain. C’est après que débutera la formation de l’unité. Fily Sissoko Source : aBamako aBamako

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