Frontière Guinée-Mali: 6 morts dans des affrontements entre orpailleurs

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Six personnes ont été tuées et de "nombreuses" autres blessées lors d'affrontements en début de semaine entre orpailleurs à la frontière entre le Mali et la Guinée, a indiqué mercredi une source sécuritaire guinéenne. Les deux pays se sont rejeté la responsabilité de ces affrontements, qui ne sont pas une première dans cette zone riche en or du nord-est de la Guinée et du sud-ouest du Mali. "Ce sont des orpailleurs maliens, épaulés par des chasseurs et des gendarmes maliens, qui ont attaqué lundi des orpailleurs guinéens sur une mine d'or du village de Faranokho", a indiqué mercredi à l'AFP une source sécuritaire guinéenne s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. Cette "attaque surprise" a fait "deux blessés côté guinéen". Les assaillants maliens ont "descendu et brûlé le drapeau guinéen", selon cette source. Ensuite, "une mobilisation et une riposte des villageois et chasseurs guinéens ont fait en tout six morts --deux Guinéens et quatre Maliens, dont un gendarme-- et beaucoup d’autres blessés des deux côtés", a affirmé la même source. Au Mali, le ministère de la Sécurité et de la protection civile a affirmé qu'"un groupe de ressortissants guinéens armés" avait "perpétré une série d'attaques" dans la nuit de dimanche à lundi du côté malien de la frontière, évoquant un "bilan initial faisant état de deux civils tués et plusieurs autres blessés". En fin de matinée lundi, "les mêmes assaillants ont tendu une embuscade contre un détachement de la gendarmerie nationale dépêchée sur les lieux pour protéger les populations et apaiser la situation. Deux gendarmes y on perdu la vie, d'autres sont portés disparus, dont le chef de la mission", selon un communiqué du ministère lu à la télévision malienne lundi soir. Bamako et Conakry ont indiqué avoir envoyé sur place des renforts. "Le site litigieux est du côté guinéen", a affirmé la source sécuritaire guinéenne, qui a souligné que "ce genre de conflits est récurrent dans cette région frontalière entre les deux pays". Sollicité par l'AFP, le ministre guinéen de l'Administration du territoire, le général Boureima Condé, a affirmé ne pas avoir d'éléments suffisants pour réagir dans l'immédiat. La Guinée, riche en minerais de fer, de diamant, d'or et de bauxite (deux tiers des réserves mondiales) reste cependant l'un des pays les plus pauvres du monde. bm/siu/stb Source : Africatime Africatime

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