Gestion des boues de vidange: les experts en conclave à Bamako

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L’hôtel Kempiski de Bamako abrite, depuis hier jeudi, une formation de deux jours sur la boite à outils de gestion des boues de vidange et l’élaboration du diagramme de flux des matières fécales. Ladite formation est organisée par l’Association africaine de l’eau, en collaboration avec la société de gestion de l’eau potable, dans le cadre du Projet de renforcement des capacités des opérateurs africains d’assainissement par des partenariats d’apprentissage par pairs (RASOP-Africa). La cérémonie d’ouverture était présidée par M. Abdrahamane DEMBELE, Directeur général adjoint par intérim, en présence de Siméon KENFACK, Directeur des programmes de l’Association africaine de l’eau. Ladite formation vise à renforcer les capacités du personnel technique des municipalités et des opérateurs d’assainissement et celles des consultants RASOP sur l’utilisation de la version adaptée de la boite à outils de gestion des boues de vidange et sur l’élaboration d’un diagramme de flux de matière. M. KENFACK, dans son intervention, a mis l’accent sur les objectifs de l’Association africaine de l’eau. « Cette association est née pour combler un vide. En effet, les sociétés d’eau d’Afrique ont ressenti la nécessité de mettre en commun leurs ressources humaines, techniques et financières enfin d’optimiser sur la formation des hommes et femmes des entreprises du secteur de l’eau. Ce nouveau partenariat devait assurer un partenariat assurer autant un développement durable des entreprises une satisfaction pérenne des populations consommatrices d’eau », a-t-il soutenu avant de rassurer que le présent atelier répond parfaitement à ces défis. M. KENFACK de préciser que ces assises se tiennent en prélude de la 78e assemblée de l’Association africaine de l’eau qui se teindra à Bamako du 27 novembre au 1er décembre à Bamako. M. DEMBELE, dans son discours, a soutenu que l’accès aux services d’assainissement reste un défi pour la plupart des pays africains. « La qualité et la couverture des services d’assainissement sont insuffisantes à cause des faibles compétences des ressources humaines, en matière de gestion, d’exploitation et d’entretien des systèmes d’assainissement. Cette situation est aggravée par une croissance démographique rapide et une urbanisation incontrôlée », a-t-il dit. Selon M. DEMBELE, un individu sur trois dans le monde, soit 2,4 milliards de personnes, dont 700 millions se trouvant en Afrique subsaharienne, vit toujours sans installations sanitaires améliorées. Il regrette que malgré les progrès réalisés ces dernières années, que la gestion des boues fécales reste le parent pauvre de l’assainissement urbain et périurbain. M. DEMBELE a ensuite expliqué les contextes de ladite formation. « L’Association africaine de l’eau avec l’appui de la fondation Bill et Melinda GATES a initié le RASOP-Africa pour une période de trois ans. Le projet est structuré autour de quatre composantes, dont l’orientation technique pour promouvoir l’assainissement durable, y compris les systèmes d’assainissement sans égouts. Pour cette composante, l’Association africaine de l’eau adopte la version adaptée de la boite à outils de gestion des boues de vidanges développée par l’institut asiatique de technologie », a-t-il révélé. Il a par ailleurs demandé aux participants, venus des différents pays africains, dont la Côte d’Ivoire et le Cameroun, d’être à l’écoute de la formatrice venue de la Thaïlande pour des modules de nouvelles techniques de la gestion des matières fécales. Signalons que l’Association africaine de l’eau a pour objectif d’assurer une action coordonnée pour l’acquisition et l’amélioration des connaissances en matière de production et de distribution d’eau et de gestion de l’assainissement du point de vue technique, juridique administratif et économique. Et M. DEMBELE de rappeler que l’organisation vise aussi à favoriser les échanges d’informations sur les recherches, les méthodes, les procédés et procédures de production et de distribution d’eau et d’assainissement, créer, favoriser et promouvoir toutes actions de coopération et d’échanges en matière de formation professionnelle dans les domaines de l’eau et de l’assainissement, d’où cette formation de deux jours. Par CHRISTELLE KONE Source : aBamako aBamako

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