7e journées minières et pétrolières du Mali (JPM) : Trois nouvelles mines d’or seront inaugurées au premier trimestre de l’année 2018

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Bamako a abrité la 7ème édition des journées minières et pétrolières du Mali (JMP Mali 2017), organisée par le ministère des Mines en partenariat avec Ametrade. La 7ème édition des JMP Mali s’est déroulée du 21 au 23 novembre 2017 à l’Hôtel Laïco L’Amitié, sous la présidence du Premier ministre Idrissa Maïga, en présence du ministre des Mines Tiémoko Sangaré. Le thème retenu pour cette 7ème édition était : «l’exploitation des ressources minérales intégrée à l’économie comme un facteur du développement durable». Les journées minières ont démarré au Mali en 2005 et ont donné un coup d’accélérateur au développement des secteurs minier et pétrolier du Mali, et elles se tiennent tous les deux ans. Le Mali est le 3ème pays producteur d’or en Afrique. L’édition de cette année a enregistré la participation de plus de 400 délégués, 70 exposants et 21 sponsors. Le maire de la commune II Aba Niaré a déclaré que cette journée apparaît opportune, car le président de la République a accordé beaucoup d’importance au secteur minier qui contribue à l’épanouissement de notre économie. Il a sollicité l’intervention de nos autorités en vue de la création d’une école supérieure technique de formation dans les différents domaines miniers, car ceci permettra d’améliorer l’offre de la main-d’œuvre par une meilleure adaptation des formations aux besoins, mais aussi réduira le chômage et le sous-emploi des jeunes. Pour le Pr. Tiémoko Sangaré, le secteur minier est devenu en l’espace de quelques années l’un des maillons essentiels de notre économie nationale. Selon lui, cette édition se tient dans un contexte de reprise timide pour le secteur des mines après la grave crise politico-institutionnelle et sécuritaire qu’a connue notre pays en 2012, et la chute du prix de l’or qui était retombé à 1062 Dollars l’once. Malgré les difficultés rencontrées l’exploitation de l’or joue un rôle important dans notre économie, a-t-il souligné. «En dépit de la faiblesse des coûts de l’or, son exploitation a continué à jouer les premiers rôles en termes de recette d’exportation de notre pays. En 2016, l’exploitation aurifère a rapporté près de 280 milliards de franc Cfa au budget d’Etat, elle a représenté 68% des recettes d’exportation, 22% des recettes fiscales, et procurer environ 12 000 emplois directs et contribué pour 6% au PIB», a déclaré le ministre des Mines. Dans le domaine de la recherche pétrolière, ajoutera-t-il, «notre pays a connu de 2004 à 2012 un grand engouement, mais à cause de la crise il n’y a que 3 des 41 blocs pétroliers qui sont occupés. C’est pour favoriser la relance des activités de recherche que le code pétrolier a été relu en 2015 pour adopter le contrat de partage de production comme seule forme d’accès au permis pétrolier». Le ministre Sangaré a aussi rappelé que les chefs d’Etat et de gouvernement d’Afrique ont adopté en février 2009, la vision du régime minier de l’Afrique dont l’objectif principal est de promouvoir une exploitation équitable et optimale des ressources minières en vue d’une large croissance durable et d’un développement socio-économique soutenu du continent. Il s’agit là, selon lui, d’une approche novatrice en ce sens qu’elle va au-delà de l’amélioration des régimes miniers nationaux, pour déterminer comment l’exploitation minière peut contribuer véritablement au développement local, national, régional, et continental. D’autant que, estime-t-il, «les ressources minérales doivent servir de catalyseur à une croissance multi sectorielle inclusive et au développement des marchés de ressources en Afrique. Ce qui permettrait une diversification et une industrialisation à l’échelle du continent». Le ministre a profité de cette occasion pour annoncer l’inauguration de trois nouvelles mines d’or au cours du premier trimestre 2018. Après avoir salué l’initiative, le Premier ministre, représentant le président de la République, a souligné le rôle important desdits secteurs dans l’économie nationale. «Le gouvernement va faire en sorte que la population ait une satisfaction de ce secteur minier», a-t-il déclaré. Il a saisi cette occasion pour manifester son indignation face à la situation des Africains en Libye. «Ces richesses minières constituent un des moyens pour relever ce défi», a-t-il ajouté. Afin de promouvoir le secteur dans le cadre du développement durable, l’activité minière doit être optimisée pour répondre aux faiblesses techniques ainsi que pour améliorer la productivité, la rentabilité, et la sécurité sur les sites d’activités tout en réduisant l’impact environnemental. Korotoumou KARABENTA/Stagiaire Source : aBamako aBamako

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