Collectif veille citoyenne : « Si nous n’arrivons pas à ressusciter la plateforme, nous avons tout perdu »

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La plateforme AN TE A BANA est dans une véritable traversée du désert. Des conspirations sont mises en œuvre pour la déchiqueter et la balayer de la route pour une éventuelle révision constitutionnelle à main libre. Cela à travers une division incommensurable. La plateforme AN TE A BANA est finie à jamais, disait un de ses détracteurs. Lors de sa création, les initiateurs n’ont pas élaboré une stratégie permettant de la mettre à l’abri d’une quelconque division. Pendant la lutte contre la révision constitutionnelle, toutes les associations et partis politiques qui la composaient étaient bien soudées afin de faire front commun pour éviter constitutionnelle de 1992 soit révisée. Chose acquise, les partis politiques, véritables prédateurs d’électeurs ont monté des machinations de tous bords pour récupérer les membres valables et tenaces. Parmi ces hommes politiques, le plus audacieux est un certain Abba Maïga, candidat à l’élection de la mairie du district de Bamako. Pour arriver à ses fins, il a élaboré quatre tentatives : la première a pour but de créer une mésentente entre les jeunes leaders de la plateforme ; la deuxième, les faire adhérer en masse à son parti politique. Ceux qui ont cédé à sa tentation sont mis sur la liste de candidature à l’élection de la mairie ; la troisième tentative est de faire en sorte que les autres partis politiques n’en bénéficient pas des potentiels électeurs que regorgent cette plateforme et la dernière, éliminer les récalcitrants qui oseront lui tenir tête. Toutes ses tentatives sont tombées dans l’eau et l’un de ses comploteurs est même en prison sur mandat de déposer du président du tribunal de la CIII. En ce jour, cette plateforme est divisée en deux clans antagoniques : le clan Abba Maïga et celui des initiateurs dirigés par le Prof Mahamadou Konaté porte du collectif veille citoyenne, Amadou Beidi Daou et Zakaria Koné tous deux porte-parole de l’ancien directoire de la plateforme. Des pourparlers sont engagés par l’entremise de Tièbilé Drame, président du Parena, pour tenter de réconcilier les deux clans de la plateforme pour que ses acquis soient sauvegardés et qu’elle puisse continuer son rôle qui est « de corriger le pouvoir et non de s’approprier du pouvoir ». Aïssétou Cissé Source : aBamako aBamako

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