Candidature à la présidence du district : La bataille de visibilité avant l’heure

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En dépit du doute qui planait sur le rendez-vous électoral du 17 Décembre 2017, de nombreux acteurs politiques avaient pris le devant. A coups de slogans de campagne, ils étaient présents à tous les coins et recoins de la capitale avec une grande ardeur au combat. Alors que les interrogations demeuraient sur le report du scrutin, les hostilités avaient déjà commencé dans la capitale. Certains des prétendants déclarés à la succession d’Adama Sangaré avaient mis les pieds dans le plat et on pouvait le constater à travers les affiches géantes diffusant des visages qui ne sont plus à présenter. Moussa Mara fut le premier à s’annoncer, au détour notamment d’une cérémonie de dédicace de son livre sur la jeunesse habilement programmée à la veille de l’ouverture de la campagne électorale par l’ancien maire de la Commune IV, qui sillonnait en même temps campus. L’occasion pour lui de savourer prématurément des bains de foule avec les étudiants qui constituent une frange importante de l’électorat. Le démissionnaire de la majorité présidentielle joue malin. Avec une publication portant sur les défis de la jeunesse africaine, il est évident que l’image Mara comme probable président du District de Mara ferait l’unanimité. Sauf que celui dont le fauteuil est tant convoité n’a pas tardé à riposter. Adama Sangaré, il s’agit de lui, avait aussi envahi les rues d’une capitale qu’il dirige depuis plus d’une décennie. Et c’est sur une actualité de l’heure qu’il est positionné pour promouvoir son image auprès des Bamakois : la Cop 23. La tour d’Afrique à Faladiè reste un exemple concert. Candidat à sa succession, il y met en avant les ambitions du Mali en tant que premier responsable de la capitale.Un symbole qui en dit long sur l’engagement de tout un pays en matière d’environnement. Celui qui a fait le buzz durant pour avoir estimé qu’IBK devrait être le candidat de l’Adema en 2018, impose son image à sa façon.Une astuce qui est finalement devenue effet de mode car le candidat de l’ADP-Maliba a suivi le pas.Fils du député Kalilou Ouattara, le jeune Gérard Ouattara a misé sur un autre créneau : l‘humanitaire. De nombreuses affiches de celui qui se fait appeler GSKO, en compagnie des enfants, inondent la capitale. Au niveau du 3ème Pont, à l’entrée de Missabougou, ou encore en plein cœur du Rail-Da, Gérard Ouattara s’est ainsi fait de la visibilité. Sur les mêmes affiches, une cérémonie à l’endroit des orphelins était également annoncée. A la différence de ses principaux rivaux, Demba Traoré de l’URD n’était pas encore «affiché». Il nous revient qu’il a pourtant pris un lot de panneaux publicitaires mais en trainant les pieds pour l’heure. Stratégie ou crainte politique ? Nul ne saurait le dire. Reste qu’au final, certains candidats déclarés à la présidence du District ont occupé la scène visuelle. Depuis Octobre, ils étaient présents sur les réseaux sociaux. La précampagne était bel et bien lancée et les Bamakois ont fini par comprendre l’opération séduction en cours. Comme qui dirait à Bamako mieux vaut tôt qu’à l’heure de ‘l’ouverture officielle des campagnes. Idrissa Keïta Source : aBamako aBamako

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