Odeur de magouille dans la vente des biens de l’état par l’ACI : L’Immeuble de la Direction régionale des douanes de Bamako vendu à Mandjou Simpara pour 2 milliards 600 millions Fcfa

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Une vingtaine d’immeubles de l’Etat ont été vendus sous le contrôle de l’ACI, même si les négociations se font à d’autres niveaux. Dans ce dossier des immeubles administratifs, l’Agence de Cessions Immobilières (ACI) a été épinglée par le Bureau du vérificateur général dans son Rapport 2015, mais apparemment cela n’a rien changé car l’ACI continue de brader le patrimoine public. Odeur de magouille dans la vente des biens de l'état par l'ACI : L'Immeuble de la Direction régionale des douanes de Bamako vendu à Mandjou Simpara pour 2 milliards 600 millions Fcfa Madjou Simpara C’est en 1992 que l’Agence de Cessions Immobilières (ACI) a vu le jour dans le but de faciliter l’accès des Maliens à la propriété foncière et de lutter contre la spéculation foncière. Malheureusement, cette structure est en train de perdre sa vocation. Du coup, elle est devenue aujourd’hui une vache laitière pour les opérateurs économiques et des décideurs politiques. Ce qui freine le bon fonctionnement de l’Agence, même si elle ne connait pas de difficulté financière. Elle pouvait faire mieux. La vente des immeubles administratifs de l’Etat défraye aujourd’hui la chronique dans le milieu des affaires. On sent une odeur de magouille dans les opérations réalisées à ce sujet, notamment la vente d’une vingtaine d’immeubles de l’Etat dont la valeur marchande est estimée à plus de 10 milliards Fcfa. Selon nos sources généralement bien informées, tous ces immeubles ont été vendus. Et les acquéreurs ne sont autres que des grands opérateurs économiques de la place dont Mandjou Simpara, Modibo Yara … Il s’agit des immeubles qui abritaient certains services de l’Etat comme la Direction régionale des douanes du district de Bamako au centre-ville, le Comité d’appui aux réformes institutionnelles, la Direction régionale de l’Hydraulique ou encore l’ancien immeuble de la Direction de la Statistique… Le bâtiment qui abrite actuellement la Direction régionale des douanes du district de Bamako a été vendu à l’opérateur économique Mandjou Simpara. Pour ce faire, il a déboursé plus de 2 600 000 000 de Fcfa. C’est cette semaine même que l’opération de cette vente a été définitivement close entre l’acquéreur et l’Agence de Cessions Immobilières (ACI). Selon nos sources, la vente de ces biens de l’Etat a été décriée par beaucoup de gens puisqu’elle ne se fait pas dans les règles de l’art. Certains opérateurs économiques ne cessent de critiquer cette vaste opération e bradage des biens publics. “Personne ne comprend la vente de ces immeubles. C’est un véritable réseau puisque ces biens sont vendus aux grands opérateurs économiques de la place, qui sont connus de tout le monde. Comment un seul opérateur économique peut-il acheter deux à trois immeubles s’il n’est pas en complicité avec certains responsables du Département ou de l’ACI ? En tout cas, nous dénoncions cette pratique” nous a confié un jeune opérateur économique. “Comment peut-on aussi vendre un bâtiment qui abrite une Direction régionale des douanes comme celle de Bamako ? C’est très grave. C’est vraiment sans commentaire !” précise un autre opérateur économique. Notons que cette affaire de vente des biens de l’Etat a démarré depuis 2013 sous David Sagara, ministre des Affaires Foncières. Il s’agissait de vendre ces immeubles afin de désengorger le centre-ville. Pour ce faire, cet argent devait servir à construire d’autres bâtiments en dehors de la capitale. Malheureusement, les sous sont reversés directement au Trésor public et utilisés à d’autres fins. Tous les immeubles ont été vendus sous le contrôle de l’ACI, même si les négociations se font à d’autres niveaux. Dans ce dossier des immeubles administratifs, l’Agence de Cessions Immobilières (ACI) a été épinglée par le Bureau du vérificateur général dans son Rapport 2015. Il a été constaté que l’ACI n’a pas élaboré des études d’avant-projets sommaires et détaillés de bâtiments devant abriter les services publics affectés par les opérations de cession, conformément au mandat qui lui a été assigné. C’est pourquoi, le Bureau du vérificateur général a recommandé à l’ACI de faire réaliser des études d’avant-projets sommaires et d’avant-projets détaillés relatives aux bâtiments à reconstruire ou à mettre en valeur, recourir à la vente aux enchères publiques lors des opérations de cession ou de location des immeubles de l’Etat et régulariser la cession des bâtiments attribués par location-accession et annuler la vente de l’immeuble hypothéqué. Mi apparemment, l’ACI est restée sourde à ces recommandations et continue de brader les bâtiments de l’Etat. Une opération qui fera encore parler d’elle dans un proche avenir ! A.B. HAÏDARA Quand le PDG de l’ACI Kalifa Sissoko devient un spéculateur foncier : Tous les espaces verts au niveau du quartier ACI 2000 vendus aux opérateurs économiques Le Pdg de l’ACI Autres affaires qui continuent de défrayer la chronique en mettant en cause la Direction de l’ACI 2000, c’est la vente de tous les espaces verts au niveau du quartier ACI 2000. Pour ce faire, l’Agence de Cessions Immobilières (ACI) n’a pas hésité à changer la vocation d’une cinquantaine d’espaces verts en des parcelles à usage d’habitation et vendues comme telles à des opérateurs économiques. C’est le Président directeur-général, Kalifa Sissoko, qui est au centre de ce scandale. Ce vieux retraité qui ne peut rien rapporter aujourd’hui à l’ACI, est devenu un véritable spéculateur foncier. Selon nos sources, toutes ces parcelles sont vendues soit dans la nuit ou pendant le weekend. Et les prix sont négociés en fonction de la tête du client. C’est dire que le vrai prix n’est jamais déclaré. En tout cas, le Pdg de l’ACI qui se trouve être un baron de l’Adema n’a pas bonne presse. Sa gestion est décriée par tout le monde. Ce dossier des espaces verts de l’ACI 2000 est devenu une patate chaude entre les mains de Kalifa Sissoko qui répondra un jour de ses actes car la polémique enfle de jour en jour. Mais en attendant, c’est son départ de l’ACI qui est réclamé. A.B. HAÏDARA Source : aBamako aBamako

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