Rébellion d’un Saint-Cyrien contre le régime IBK : Déjà des députés en soutien au Général Moussa Sinko Coulibaly pour assouvir un dessein

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Dans l’histoire générale de notre pays, c’est la toute première fois qu’un officier supérieur démissionne avec fracas des effectifs des forces armées et tire à boulets rouges sur un régime qu’il a contribué à installer. Le Général Moussa Sinko Coulibaly, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a, en effet, dans une lettre en date du 30 novembre et frappée du sceau de la confidentialité, adressé une correspondance au président IBK, chef suprême des armées, l’informant de sa décision de démissionner de l’armée. Dans cette lettre, l’officier supérieur explique que « ce choix est lié à son ambition de vouloir contribuer autrement à trouver des solutions aux défis politique, économique, éducatif, culturel et social auxquels notre pays est confronté ». Un véritable projet de société. A peine les analystes politiques parviennent-ils à trouver une explication à cette sortie osée du Général qu’il nous est revenu que certains députés seraient déjà sur le terrain en son nom. Un vrai coup de poignard dans le dos du président Ibrahim Boubacar Kéita. Depuis la publication, sur le réseau social Facebook, de la lettre démission du Général Moussa Sinko Coulibaly des effectifs de l’armée, les commentaires vont bon train. Pour certains, il est à la solde de puissances extérieures. Pour d’autres, c’est son passé de putschiste qui le hante pour une nouvelle aventure. Une chose est sûre, le Général Moussa Sinko est un ancien de Saint-Cyr, prestigieuse école militaire française. A ce titre, ses attaches avec la France sont constantes. Ancien directeur de Cabinet du chef de l’ex-junte militaire, le Général Amadou Haya Sanogo, puis ministre de l’Administration territoriale, c’est lui qui a organisé les élections générales de 2013 qui ont consacré la victoire du candidat Ibrahim Boubacar Kéita qui le confirmera à ce même poste sous la primature de OumarTatam Ly. Après la démission de ce dernier, le Général Moussa Sinko Coulibaly perd son portefeuille ministériel. La traversée du désert ne sera que de courte durée car il sera nommé Directeur général de l’Ecole de maintien de la paix Me Alioune Blondin Beye de Bamako. Un poste stratégique qui lui a permis de côtoyer des officiers et hommes de rang de presque tous les pays du monde au regard de la situation précaire actuelle de notre pays. En rendant sa lettre de démission au chef suprême des armées, le général sait ce qu’il fait. C’est pourquoi il appartient au régime IBK de traiter ce cas avec la responsabilité qui sied surtout que pour ne rien arranger, il nous est revenu que certains députés, issus de la Convention de la majorité présidentielle, seraient déjà à sa « solde ». Joint par nos soins au téléphone, un député de déclarer : « Nous sommes dans la majorité présidentielle mais nous ne bénéficions de rien. Nous n’avons aucun avantage. Nous sommes frustrés. Personnellement, je suis déjà sur le terrain dans ma base pour contacter des hommes de confiance. Je puis également vous rassurer que je ne suis pas seul. D’autres députés sont dans la même dynamique ». Les jours à venir nous édifieront sur l’ambition réelle du Général Moussa Sinko Coulibaly et ses éventuels soutiens au Mali et à l’étranger. D’ores et déjà, des observateurs de la scène politique annoncent que l’officier démissionnaire ouvre juste le débat sur une éventuelle transition quand le mandat du président IBK arrivera à sa fin, le 4 septembre 2018, sans qu’on ne parvienne à organiser la présidentielle dans les délais constitutionnels. Nous n’y sommes pas là pour le moment mais place aux interprétations. Diakaridia YOSSI Source : L’Espérance Source : aBamako aBamako

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