Présidentielle de 2018 : Pourquoi IBK doit briguer un second mandat

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Depuis un certain temps, des esprits malins tentent d’affirmer que le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta doit renoncer à un second mandat. Au motif que son bilan est insatisfaisant. Cet argument est jugé fallacieux par les démocrates convaincus. Aujourd’hui, les Maliens sont divisés au sujet de la candidature du Chef de l’Etat à la présidentielle. Ceux qui souhaitent qu’il brigue un second mandat au regard de son engagement pour la paix et le développement et ceux qui lui demande de renoncer à un second mandat estimant qu’il a échoué sur tous les plans. Chacun y va avec son commentaire, à tel enseigne que l’atmosphère dans les lieux de rencontre devient parfois délétère. Mais, les démocrates et les analystes politiques tentent de trancher la question/ Du côté des démocrates, on estime que ce débat de renoncement à une nouvelle mandature est ahurissant. Car, expliquent-ils, en démocratie, sous aucun prétexte, fut-il le pseudonyme patriotique, on ne doit se baser sur le bilan d’un président qui est souvent jugé subjectivement pour lui demander de se limiter à un seul mandat. Il appartient au peuple souverain d’analyser, d’apprécier avant de décider d’accorder sa voix à X ou à Y. Cela n’est pas du ressort d’un individu en manque d’inspiration. Tout comme le Président sortant, le peuple on doit laisser le peupler apprécier le projet de société de tous les candidats, commentent les politologues. Les partisans d’un second mandat d’IBK Ils sont nombreux les Maliens qui pensent que le Président IBK doit chercher un second quinquennat afin de parachever ses œuvres en faveur de la paix et du développement. Car, se défendent-ils, aucun politique ne peut satisfaire à toutes les demandes sociales même dans les grandes démocraties. A plus forte raison dans un pays comme le nôtre où les fondements de la République étaient en lambeau au moment de l’accession du Président à la magistrature suprême en 2013. Mieux, poursuivent les partisans du Chef de l’Etat, grâce à lui, nous avons un Etat qui n’existait que de nom. En si peu de temps, commentent-ils, il a réussi à trouver une feuille de route pour le retour définitif de la paix à travers l’accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger. Certes, la mise en œuvre dudit document est tortueuse, mais, il constitue un outil de travail pour la paix. Et nous évite à faire du surplace comme l’ont fait certain dans un passé récent dont nous continuons à gérer les conséquences. Mieux que cela, argumentent les adeptes du Chef de l’Etat, le bilan du quinquennat n’est pas à peindre en noir. Aucune malice, aucune fanfaronnade politicienne ne doit amener ses adversaires à remettre tout en cause. Pour cause, expliquent-ils, au plan militaire, raison principale de l’adhésion massive des Maliens au projet de société d’IBK, de avancées significatives ont été enregistrées. En seulement 4 ans, il à redonner de l’aile à l’armée de l’air, qui, sans doute constitue une unité stratégique dans la gestions des conflits modernes. A ce niveau, le Chef suprême des armées, IBK a lui même donné des informations qui peuvent être mises à la disposition du grand public dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles de l’armée. Il s’agit de acquisition des avions de combat et d’hélicoptères de transport pour les FAMA. Ce qui a fait dire les plus sceptiques qu’IBK sur le chantier de la reconquête de l’honneur du Mali. En effet, A l’occasion de la célébration du 57ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale, l’annonce du renforcement du vecteur aérien pour les FAMa a émerveillé même les plus sceptiques. Et le retour de l’administration malienne à Kidal sous occupation des ex groupe armés. A l’issue du dépôt de gerbe de fleurs aux pieds du monument dédié aux morts pour la nation à la Place d’armes, le président de la République a fait vibrer les cœurs de confiance. Il a annoncé l’arrivée à Bamako de 4 avions dont deux avions de combat et deux hélicoptères pour l’armée. Il s’agit précisément de 2 MI-35M de marque Russe et 2 Y12, appelés avions de transport tactique pouvant transporter des dizaines de soldats, affirment des sources bien introduites. Ce qui voudra dire que notre arsenal militaire souffrira moins d’acheminement des renforts. En plus il est inutile d’évoquer le soutien inestimable du vecteur aérien dans la victoire des armées modernes. Ces avions en complément de l’existent, le Président de la République a réaffirmé sa détermination à faire de notre armée une armée robuste, respecté de tous. Pour ce faire, d’autres sources proches du Département de la Défense annoncent l’arrivée prochaine d’autres avions et équipement divers permettant au Mali d’avoir un outil de défense tourné vers l’avenir. C’est pour dire que l’armée robuste tant souhaitée par les Maliens est en reconstruction. Outre l’équipement des groupements tactiques interarme (Gtia) qui font la guerre, l’équipement des régiments et autres unités organiques constituant les viviers permettant l’aguerrissement des hommes et la génération des pions de manœuvre n’a échappé aux experts. Pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix, certes, beaucoup restes à faire. Mais beaucoup de choses ont été réalisées. Nonobstant le retard constaté qui n’est pas le fait du Gouvernement, au cours du premier semestre 2017 ont été installées les autorités intérimaires dans toutes les localités où n’ont pu être organisées les élections communales. Cette opération, a été suivi par le redéploiement de l’Administration et la réinstallation des services sociaux de base dans plusieurs localités. De même dans le domaine de l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents de l’Etat, il y a eu une augmentation du point d’indice des fonctionnaires de 20% sur la période 2015-2017. Ces mesures ont été renforcées par une baisse de huit points sur le taux d’impôt sur les traitements et salaires. Et de 2013 à ce jour, l’incidence financière pour l’Etat de l’octroi des primes et émoluments aux agents publics s’élève à 75 milliards de francs CFA. En ce qui concerne l’agriculture, le Mali a consacré 15% de son budget à ce secteur. sy ajoute la subvention des matériels et intrants agricoles. Ce qui a sensiblement redonner espoir au monde rural qui ne jure qu’à la réélection du Président IBK. Au regard de ces haut faits qui crèvent les yeux, les partisans d’IBK estiment qu’aucune personne lucide ne doit être tenter de demander au Chef de l’Etat de renoncer à un second mandat. Oumar KONATE Source : aBamako aBamako

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