G5 Sahel : Macron veut « des victoires en 2018 »

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Coalition. À La Celle-Saint-Cloud, Emmanuel Macron a reçu une vingtaine de délégations pour relancer la création du G5 Sahel. Il a obtenu des financements supplémentaires et attend des résultats rapides. Même si Emmanuel Macron a reçu les chefs d'État des armées de la force anti-djihadiste G5 Sahel sous une pluie glaciale, au château de La Celle-Saint-Cloud, dans les Yvelines, mercredi était une belle journée. L'Arabie saoudite a annoncé qu'elle donnerait 100 millions d'euros à la nouvelle entité, les Émirats arabes unis 30 millions d'euros et les Pays-Bas 5 millions d'euros. Bref, du côté de l'Élysée, on parle tout sourire d'un « déjeuner à 135 millions d'euros ». Ce n'était pas le seul objet de la réunion. « Le terrorisme bat son plein au Sahel » Le G5 Sahel a été créé en juillet dernier, à Bamako, avec cinq pays concernés par une recrudescence d'attaques djihadistes : le Mali, le Niger, le Burkina Faso, la Mauritanie et le Tchad. L'objectif, d'ici au mois de mars 2018, était qu'elle rassemble une force d'au moins 5 000 hommes. Le Niger, aujourd'hui, a annoncé qu'il ajouterait deux bataillons aux deux qu'elle a déjà mis à disposition, ce chiffre sera donc largement dépassé. La force, dotée d'un secrétariat exécutif et d'un commandement unique, concentrera ses efforts sur la zone des trois frontières (Mali, Burkina Faso, Niger), où les groupes djihadistes, et notamment celui mené par Abou Walid al-Sahraoui, rallié à l'État islamique, mènent des attaques régulières. On les estime à quelques centaines, répartis en petites katibas de quelques dizaines d'individus, mais ils terrorisent les populations et s'y infiltrent peu à peu, rendant la traque d'autant plus délicate. Le 4 octobre, à Tongo Tongo, au Niger, le groupe d'al-Sahraoui a ainsi tendu une embuscade à une unité spéciale, causant la mort de quatre bérets verts américains et de cinq soldats nigériens. Quelques jours plus tard, le 21 octobre, 12 gendarmes étaient tués à Ayorou, près de Tillabéri, non loin de la frontière malienne. De plus, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a, comme lors du forum sur la paix et la sécurité de Dakar en novembre, rappelé sa crainte de voir, après une victoire militaire contre l'État islamique dans la zone irako-syrienne, un « reflux » vers le Sahel. Or, pour l'instant, le G5 Sahel n'a mené qu'une seule opération, en octobre, nommée HAW BI, et qui a été loin d'être un succès. L'objet de la réunion de mercredi était donc, selon l'Élysée, de « reprendre la main » et d'augmenter l'effort militaire. « Il nous faut gagner la guerre contre le terrorisme dans la zone sahélo-saharienne, or elle bat son plein. Il y a des attaques chaque jour, il y a des États qui sont aujourd'hui menacés et il y a une réelle présence terroriste. Et donc il faut intensifier l'effort avec cette forme nouvelle, en partenariat avec l'Union africaine et les États africains présents », a ainsi affirmé Emmanuel Macron. Il a annoncé un objectif simple : « avoir des victoires au premier semestre 2018 ». Lire sur: http://afrique.lepoint.fr/actualites/g5-sahel-macron-veut-des-victoires-... Source : Africatime Africatime

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