Fêtes de fin d’année : du contrefait et du périmé dans nos assiettes

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De graves risques d’intoxications alimentaires pour le consommateur ! En cette période de fêtes de fin d’année, les produits contrefaits, en cours d’expiration voire périmés, inondent le marché malien. Et pour les écouler, les vendeurs n’hésitent pas à utiliser des subterfuges pour tromper la vigilance des consommateurs. Ces marchandises vendues à vil prix, loin de constituer une bonne affaire, entrent dans un système de commerce illégal qui fait courir de graves risques aux consommateurs. Décembre, le dernier mois de chaque année sert de célébration pour deux événements majeurs, le 25 décembre pour la naissance de Jésus Christ pour les chrétiens, le 31 est la fin du mois et de l’année en cours avec l’entrée dans une nouvelle année. C’est la période propice de prolifération de toutes sortes de faux. En effet, la première place est toujours occupée par les commerçants grossistes qui déversent des produits surtout de consommation alimentaire qui sont à quelques jours de la péremption ou les sont déjà sur le marché. Les prix sont bradés parce qu’en réalité les produits doivent être retirés de la vente. Des liqueurs, des parfums, des conserves alimentaires sont les plus touchés par ces ventes. Les médicaments périmés sont écoulés ici et là et dans les petits centres de santé des rues. Il y a aussi des marchands qui inondent le marché des produits contrefaits cela concerne souvent les liqueurs et les friandises, les vêtements. Les appareils et les accessoires musicaux, les tissus ne manquent pas sur la liste au point où il est parfois difficile de déceler le vrai du faux. À la fin de l’année, de vrais faux produits sur le marché Plus que quelques jours encore, l’on célébrera les fêtes de fin d’année 2017. Un an de plus s’est ajouté à notre séjour terrestre. Et qui dit fêtes de fin d’année, dit l’importation de diverses sortes de produits. Bref, c’est le moment où les produits de consommation, les uns de bonne qualité que d’autres, inondent le marché. Mais le risque de ne pas se retrouver à l’hôpital pendant ou après les fêtes, oblige et les autorités et la population à être vigilantes. Boîtes de conserve, les pâtes alimentaires, les liqueurs, les boissons énergisantes, les riz et autres produits sont déversés en quantité importante depuis un temps sur le marché par des commerçants nationaux comme étrangers. C’est bientôt les fêtes. Mais dans tous ces lots de produits vendus à la population parfois sous forme de « liquidation », il y a certains produits qui sont de bonne qualité et d’autres de qualité douteuse. Pour des commerçants véreux, c’est venu le moment tant attendu pour brader les marchandises dont la date de péremption est proche ou falsifiée avec la complicité des fraudeurs ou de certaines autorités. Mais au regard de la morosité économique et du train de vie maigre de la majorité de la population malienne, cette dernière se rue vers des produits à moindre prix et parfois ou souvent dangereux pour leur santé. Face à cette situation qui perdure depuis un temps, la population rejette la responsabilité aux autorités. « Ce n’est pas aux citoyens de savoir détecter les bons produits des faux. D’abord il n’a pas le moyen adéquat de le faire au moment de l’achat », indique Aminata Camara, une cliente que nous avons rencontrée, le dimanche dernier, à la rue marchande de la commune IV de Bamako, à Hamadallaye-ACI. Cette dernière, sans qu’elle ait totalement raison, les autorités du ministère du commerce, devraient s’assurer de la qualité des produits déversés sur le territoire. Elles sont garantes de la santé de la population malienne après tout. Cependant, quelles que soient les stratégies à mettre en place par les autorités, les commerçants avides de gain facile, mettront des produits de moindre qualité sur le marché. À cet effet, un consommateur ne doit pas forcément attendre une autorité avant de vérifier la date de péremption d’un produit. Interrogées, certaines revendeuses de produits affirment que cette diminution des prix est due à la concurrence en cette période de fêtes de fin d’année. Cependant, le doute persiste. Les marques des produits, leurs dates de fabrication et de péremption renforcent notre suspicion. Il n’en faut pas plus pour savoir que ces produits sont contrefaits ou falsifiés. En effet, sur les produits originaux, il est à remarquer que la mention des informations relatives à la limite de consommation est inscrite directement sur les boîtes. Or, ces produits contrefaits portent des inscriptions sur des étiquettes collées sur leurs contenants. Sur certaines boîtes, la partie portant ces informations est limée, afin de rendre l’écriture illisible. Toutefois, malgré les contrôles, les commerçants usent toujours de malices pour passer à travers les mailles des autorités, menaçant ainsi la santé des consommateurs. En attendant, les commerçants véreux se montrent de plus en plus ingénieux pour échapper aux contrôles et il y a lieu d’intensifier la lutte contre la contrefaçon, afin de préserver la santé des consommateurs. Mariam Traoré ……………..(Encadré) Fin d’année Bienvenue au hit-parade des faux ! Décidemment, les fêtes de fin d’année sont des occasions pour les jeunes garçons de faire ce qu’ils appellent « business » en usant du faux et du mensonge. Même les jeunes filles arrivent à présenter de fausses ordonnances ou factures à leurs nombreux compagnons en vue de leur soutirer davantage de l’argent. Dans ces circonstances, la gente masculine dispose des moyens financiers, tandis que toutes les jeunes filles se rendent belles, la tromperie et la mesquinerie feront leur tremplin pour qu’ils passent une soirée ensemble. Les jeunes filles joueront avec les hommes en refusant de sortir avec l’un tout en préférant l’autre, ce qui se termine souvent par des bagarres dans les rues et dans les bistrots. Cette période est le moment propice pour les faux devins et les pseudos-pasteurs, apôtres, évangélistes de prédire la nouvelle année à leurs clients ou à leurs fidèles. L’on assiste aussi à de fausses promesses de la part du mari à son épouse, des parents à leurs enfants, des employeurs à leurs employés et des autorités à leur peuple, des vœux hypocrites s’échangent aussi régulièrement. En somme l’année se termine souvent dans l’immoralité. Arouna Traoré Source : aBamako aBamako

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