Sahel: la mise en place de la force G5, une question de « rapidité opérationnelle » pour Macron

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En déplacement à Niamey, le président de la République a rassuré sur la mise en place d’une telle force dans le Sahel afin d’éradiquer la puissance des djihadistes. Le G5-Sahel rassemble cinq pays africains unis dans la lutte contre les groupes terroristes sur leurs territoires : le Mali, la Mauritanie, le Burkina, le Tchad et le Niger. Cette force doit atteindre quelque 5 000 hommes au printemps 2018. La question de son financement a été réglée, ne reste plus que la mise en place opérationnelle. La force G5-Sahel sera-t-elle opérationnelle d’ici le printemps prochain ? Tel est l’enjeu de cette « unité » rassemblant le Mali, le Tchad, le Burkina Faso, le Niger et la Mauritanie dans la lutte contre les groupes terroristes. En déplacement à Niamey samedi, Emmanuel Macron a pointé du doigt les difficultés d’une telle opération, des difficultés qui relèvent davantage d’une « rapidité opérationnelle » que d’une question de budget. « Ce n’est pas un sujet d’argent », a très clairement affirmé le président de la République lors d’une prise de parole, rapportée notamment par 20minutes. « Le coeur de ce que nous avons besoin, c’est de clarifier les règles de commandement et les éléments opérationnels sur le terrain » a-t-il ajouté. « Ce sont les relations bilatérales, les éléments de mise à disposition des bataillons et des forces de chaque armée... et c’est s’assurer que le chef d’état-major puisse disposer de forces qui correspondent aux engagements pris », a-t-il insisté. Selon Emmanuel Macron, la force G5-Sahel n’en est pour l’instant pas là, et ces ajustements doivent être effectués afin de pouvoir mobiliser ces 5 000 hommes d’ici le printemps 2018. LIVE | Conférence de presse conjointe du Président de la République, @EmmanuelMacron et de M. Mahamadou Issoufou, Président de la République du Niger. @Issoufoumhm @PresidenceNiger https://t.co/LZiKUENomX — Élysée (@Elysee) December 23, 2017 Le chef de l’État, qui avait assisté en juillet à la création de cette force spéciale au Mali, pays où la France est engagée contre le terrorisme depuis 2012, a toutefois exprimé sa confiance « dans notre capacité à la mettre en oeuvre dans les prochaines semaines ». « Il y aura ensuite des opérations, qui seront conduites dès les premiers mois de 2018 en lien avec l’opération française Barkhane », qui compte 4 000 hommes présents dans la région. Les soldats du G5-Sahel ont déjà mené une première opération, dite exploratoire, en novembre dernier, sans toutefois avoir mobilisé la totalité des effectifs prévus. La question du financement de cette force spéciale avait pendant un temps posé problème. Toutefois, l’Union européenne s’est engagée à financer le projet à hauteur de 50 millions d’euros. Une somme qui vient s’ajouter aux 100 millions d’euros versés par l’Arabie saoudite, et les 30 millions d’euros de contribution des Emirats Arabes Unis. Source : aBamako aBamako

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