L’école malienne s’équipe et se militarise

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Après Moussa, ATT et la transition de 2013, le régime d’Ibk a aussi compté son mort dans le monde estudiantin. C’était à la suite d’une algarade entre étudiants de la FAST ( Faculté des sciences technologiques), qui a finalement débouché sur une scène de crime. L’épisode a fait les choux gras des adeptes de réseaux sociaux où la mort a été horriblement banalisée avec la mise en scène de l’agonie d’un jeune homme. Il a été notamment victime d’un règlement de comptes aux armes à feu que la police a retrouvé en quantité assez suffisante pour une guérilla de campus. A l’origine de la rixe mortelle, de source concordante, une guerre de positionnement sur fond de convoitises du poste de Secretaire général du bureau de coordination de l’Aeem. La conquête de ce poste, lequel sera bientôt vacant, a souvent donné lieu à des affrontements sanglants entre tendances rivales, mais il faut dire aussi que la tension pourrait avoir gagné en intensité avec les nouveaux enjeux de l’ère IBK. Quand le leadership de l’Aeem donne droit à une voiture 4×4 gracieusement offerte par Koulouba, il y a de quoi s’entretuer et se militarise. Entre crise et tension de trésorerie, la dette intérieure pourrait se dilater à nouveau Il est peut-être temps de reconnaître l’évidence d’une crise de trésorerie très latente et qui se manifeste pour l’heure par une constante des retards de paiement. A commencer par les salaires et les retraites. On n’en est pour l’instant loin du cumul des retards de mensualités sous Moussa Traoré, d’un mois à l’autre la maigreur des entrées au trésor public contraint les payeurs à repousser les dates de règlement. Les salaires et retraites étant prioritaires, les mandats en sont logiquement frappés de plein fouet par les retards. Naguère encore très fluide, les documents s’accumulent et traînent péniblement dans les dédales du trésor où la chance sourit aux fournisseurs les plus généreux qui arrivent à insérer leurs mandats dans le lot des prioritaires. Il semble, de source digne de foi, que la tension est telle que la procédure a été volontairement ralentie pour éviter les bousculades au portillon du trésor public. Un ajournement qui va à coup sur gonfler la dette intérieur dont le règlement l’épongement faisait naguère la fierté des finances publiques maliennes. Qui pour remplacer IBK au G5 ? La question se pose de plus en plus avec les signaux qu’on voit venir des vrais décideurs de cette organisation sous-régionale. Il semble en tout cas que les rencontres se décident moins du côté du président en exercice qu’ailleurs. Par exemple, on n’avait nul besoin de l’aval d’IBK pour trimbaler les chefs du G5 à Paris qui tirer les ficelles du mécanisme de son financement. Formalité exige, le locataire de Koulouba a certes tenu, en compagnie d’Emanuel Macron, la traditionnelle conférence de presse sur le devenir et le bien-fondé de l’organisation. Mais nul n’est besoin de verser dans les arts divinatoires pour savoir que les jours d’Ibk sont comptés à la tête du G5 et que son mandat ne sera pas renouvelé. Le seigneur de l’organisation trouve en effet que les choses traînent avec le président et semble avoir jeté son dévolu sur son voisin nigérien MohamadouIssoufou chez qui Macron a séjourné récemment au détour d’une visite aux forces Barkhan. Le Mali a voté contre Donald Trump et alors ? Le conflit israélo-palestinien est devenu le nouveau déterminant des tendances diplomatiques et de bipolarité du monde, près de 30 années après la fin de la guerre froide.le lièvre a été levé par le nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump, qui a décidé unilatéralement de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Il n’en fallait pas plus pour déclencher un réflexe de résistance dans la communauté internationale dont la plupart des composantes ont refusé le suivisme à l’aveuglette qu’espéraient les Etats-Unis. Ils l’ont d’abord manifesté par des déclarations d’hostilité à la décision de Trump avant de formaliser leur position dans le vote d’une résolution initiée sur la question par les Nations-Unies. Parmi les pays ayant voté à contre-sens, en dépit des menaces de Trump, figure le Mali qui a fièrement gardé sa constance dans la problématique israélo-palestinienne. Le risque est pourtant grand pour un pays membre du G5 bénéficiaire d’un apport américain pour 50 millions de dollars. Sans compter la forte présence l’USAID dans le secteur social malien. La Rédaction Source : aBamako aBamako

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