Le député Amadou Thiam soupçonné d’être à la base de l’installation de Qnet au Mali

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Depuis l’avènement du Qnet au Mali, de nombreuses langues ne cessent de prononcer le nom du député Amadou Thiam de l’ADP/Maliba comme étant le principal instigateur d’un réseau d’escroquerie de grande envergure qui prend de plus en plus racine en se propageant hors de Bamako où il a d’abord déposé ses valises, il y a plus d’un an, avant de migrer notamment vers Fana où ses ravages sont inédits. L’on accuse ainsi le député d’être entré en contact avec ces vagabonds massivement présents à Abidjan (Côte d’Ivoire) pour ensuite les faire déplacer vers le Mali où leur seule et unique devise consistera (comme partout où ils s’y rendent d’ailleurs) à ne causer que d’exécrables désolations à d’honnêtes personnes en leur promettant des lendemains meilleurs. Si, de toute évidence, de tels soupçons portés sur Amadou Thiam s’avèrent fondés, nous nous interrogerons donc de savoir pourquoi la justice malienne a-t-elle jusque-là tardé à diligenter des enquêtes appropriées pour rétablir les faits dans leur véracité, situer ses responsabilités dans l’affaire et se pencher finalement sur la question de son immunité parlementaire afin qu’il puisse être mis à la disposition de loi ? En revanche, si le député Thiam tient franchement à son intégrité morale et sa crédibilité politique, pourquoi ne sortirait-il pas, lui aussi, de son mutisme pour répondre à d’aussi graves accusations dont son seul nom est au cœur ? Devrait-on, en définitive, cerner son indifférence totale face à ce scandale comme la confirmation implicite de son implication dans une organisation criminelle qui n’a visiblement pas encore fini de décimer des familles entières ? En tout cas, lui seul saurait y apporter la bonne réponse. Le silence d’un gouvernement complice Depuis l’installation de Qnet au Mali jusqu’aux innombrables victimes créées aujourd’hui au sein des pauvres populations, nous n’avons été témoins d’aucune réaction du gouvernement malien. Celui-ci est, en d’autres termes, resté mystérieusement silencieux face à la gravité d’une situation actuellement devenue un véritable phénomène social. Comment ce réseau de malfaiteurs a-t-il pu s’approprier un document légal l’autorisant à exercer dans un Etat dit de droit ? Par contre, ces mafiosi du Qnet auraient-ils réussi à profiter du flou juridique régnant au Mali pour mettre en place leur machine infernale au détriment de pauvres Maliens dont beaucoup y ont été irréparablement ruinés ? Ou, en réalité, le gouvernement aurait-il passé un deal avec ces bandits de grand chemin qu’il semblerait protéger dans l’ombre malgré le cri désespéré des victimes ? Présentement, au Mali, les activités du réseau Qnet ont commis tellement d’abus de confiance et escroquerie, que les victimes qui, n’ayant désormais que leurs yeux pour pleurer, n’ont plus aucun rempart que le gouvernement de la République du Mali. Des débrouillards ou autres petits épargnants y ont été effroyablement ruinés ; des relations sociales se sont effilochées et des membres d’une même famille se sont violemment entredéchirés, car, ceux qui se sont faits enregistrer et qui, ayant échoué à trouver d’autres personnes dont ils étaient censés attirer dans l’engrenage du réseau selon les termes initiaux du "contrat", ont été terriblement obligés d’endoctriner leurs propres amis, collègues, voisins et même leurs propres frères ou sœurs au profit des arnaqueurs du Qnet. Et ce, afin qu’ils puissent être mensuellement récompensés pour "exploits réussis" ou "services rendus" au réseau. Et lorsque ces nouvelles victimes ont, elles aussi, fini par découvrir la vérité dans toute sa laideur, elles se sont ainsi rebellées contre leurs proches. Ce qui engendra de vives déchirures relationnelles, notamment, au sein des familles, d’où, toute l’essence satanique, illicite et immorale du réseau Qnet. Par conséquent, au vu de tout ce qui précède, la balle est désormais dans le camp des trois principaux concernés : Ousmane Chérif Madani Haïdara, chef spirituel des Ançar, le député Amadou Thiam de l’ADP/Maliba et le gouvernement Idrissa Abdoulaye Maïga qui sont plus que jamais contraints d’œuvrer à mieux clarifier leur position face à un nouveau type de criminalité auquel leurs différents noms sont désormais mêlés. Affaire à suivre ! Dilika Touré Source : aBamako aBamako

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