Faitière des associations de femmes : Querelles de légitimité à la Cafo

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Qui de Oulématou Sow et Fatoumata Sissoko est la présidente la Coordination des associations féminines et ONG (Cafo) ? Elue présidente à l’issue de l’assemblée générale extraordinaire du samedi 30 décembre 2017, Oulématou Sow et son bureau ne sont pas reconnus par la présidente intérimaire Fatoumata Sissoko. Nous avons rencontré celles qui revendiquent chacune le titre de présidente de la faitière des femmes du Mali. Après 2008, la Cafo est de nouveau en butte à une crise de leadership. En tout cas, depuis la nomination de Traoré Oumou Touré en qualité de ministre de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille, rien ne va plus au sein de cette organisation. La crise de leadership a été exacerbée par l’assemblée générale extraordinaire du 30 décembre à l’issue de laquelle, Dembélé Oulématou Sow a été élue à la tête l’association faitière des femmes du Mali. Une élection que l’autre camp, conduit par Fatoumata Sissoko, n’est pas prêt à reconnaître. “Pour nous, il n’y a pas eu d’assemblée générale parce que ce n’est pas fait suivant nos textes. Tous ce qui est issu de l’assemblée générale que ça soit le bureau ou autre n’est pas reconnu par la Cafo nationale. Et puis la Cafo n’est pas que Bamako, c’est de Kayes à Kidal. Le bureau actuel de la Cafo a été mis en place par les délégués de Kayes à Kidal, même l’intérim que j’assure a été validé par les présidentes de Kayes à Ménaka”, se défend Fatoumata Sissoko dite Fanta Damba, “présidente par intérim de la Cafo” dans les locaux de l’organisation à Bamako Coura-Bolibana. “Moi je pense que c’est aller à contre-courant, parce que c’est nous qui ne reconnaissons pas un bureau intérimaire. Le bureau qui est issu du dernier congrès de la Cafo c’est un bureau de 21 membres et ce bureau de 21 membres, il y a des membres qui sont catalogués par ordre de préséance. Donc à mon avis, je ne vois même pas de question d’intérim, puisque nos textes ne prévoient même pas cela”, réplique Mme Dembélé Oulématou Sow, “présidente de la Cafo” dans un entretien au siège de la Fédération nationale des collectifs et organisations féminines du Mali (Fénacof). “La présidente, c’est moi, parce que c’est moi qui assure l’intérim jusqu’à l’assemblée générale prochaine. Dans mes missions, il y a l’organisation de l’assemblée générale pour le renouvellement du bureau qu’on s’apprête à faire à la fin du mois de janvier”, insiste Fatoumata Sissoko, entourée de quelques proches. Si Fatoumata Sissoko, secrétaire aux finances du bureau d’Oumou Touré, se réclame présidente par intérim, Oulématou Sow, secrétaire général du bureau précédent, soutient que les textes de la Cafo ne prévoient pas une transition. “Fatoumata a été imposée. Dans les textes, il est prévu qu’en cas l’absence de la présidente, c’est la secrétaire générale qui la remplace pour le reste du mandat. C’est par préséance. Alors comment celle qui est en 5e position dans le bureau peut se retrouver au poste de la présidente ? C’est la violation flagrante des textes et c’est ce que les femmes du Mali n’ont été accepté. C’est pourquoi elle ont exigé une assemblée générale extraordinaire prévu par les textes”, fait valoir Mme Dembélé Oulématou Sow. Pour elle, l’organisation de la l’assemblée extraordinaire est autorisée par la justice à travers une grosse en novembre. Elle affirme également que les 2/3 des membres du bureau ont répondu à l’appel. Ce qui légitime selon elle, son bureau. En attendant, toutes les deux, campant sur leurs positions, sollicitent l’implication des autorités du pays en vue de mettre fin à cette nouvelle crise qui secoue l’association faitière depuis quelques jours. Maliki Diallo Source : aBamako aBamako

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