Zimbabwe: l’opposant Morgan Tsvangirai pourrait bientôt passer la main

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Lors de ses vœux lundi le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MCD), principal parti d’opposition, a suggéré qu’il pourrait quitter la présidence du mouvement. Et ce alors que le pays se prépare à de nouvelles élections dans quelques mois. Les premières sans l’ex-président Robert Mugabe.

C’est la première fois que Morgan Tsvangirai laisse entendre qu’il pourrait se retirer. Dans un communiqué rendu public lundi, il dit : « je vois venir le moment où nous, l’ancienne génération, allons lâcher les rênes pour permettre à la jeune génération de reprendre la lourde tâche engagée il y a tant d’années. »

Cela fait près de vingt ans que l’ancien leader syndical est à la tête du MDC. Un mouvement qu’il a élevé au rang de principal parti d’opposition. Mais le leader âgé de 65 ans souffre d’un cancer du côlon. Et ses visites en Afrique du Sud – où il est suivi – sont de plus en plus fréquentes et ont limité ses apparitions publiques. La semaine dernière, le président Emmerson Mnangagwa lui a rendu visite à son domicile à Harare. Et sur les photos prise pour l’occasion, Morgan Tsvangirai est apparu fortement amaigri. Vers une lutte pour la succession? Des élections générales sont prévues dans moins de huit mois, les premières sans Robert Mugabe à la tête de la Zanu-PF, le parti au pouvoir. Mais depuis quelques mois, Tsvangirai ne fait quasiment plus campagne. Sur le terrain, il a été remplacé par Nelson Chamisa, l’un des trois vice-présidents du parti. Sa succession « va être difficile », prédit l’analyste politique Alex Magaisa. «  C’est en grande partie dû au fait que rien n’a été prévu pour sa succession, qui aurait probablement du être réglée il y a longtemps. Le parti a toujours eu des problèmes de factionnalisme et il y a déjà longtemps que plusieurs personnes se sont positionnées pour reprendre les rênes. Il risque d’y avoir beaucoup de contestation dans les semaines à venir. » Le MCD comprend trois vice-présidents : une élue, deux nommés par Tsvangirai, dont Nelson Chamisa, qui fait figure de favori. Pour Magaisa, si la succession de Tsvangirai n’est pas réglée rapidement, les luttes intestines risquent de provoquer une nouvelle scission du parti.

 Par RFI Publié le 10-01-2018

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Source : Maliweb Maliweb

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