Insécurité au Mali : 6 morts et plusieurs blessés lors de 7 incidents en ce début d’année

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L’année 2018 s’annonce mal sur le plan sécuritaire au Mali. En 10 jours déjà, du 1er janvier au 10 janvier 2018, il y a eu six morts et plusieurs blessés lors de sept incidents qui se sont produits, pour la plupart, au Centre et au Nord du Mali. L’année dernière, entre le 1er janvier et le 31 décembre 2017, «au moins 716 personnes ont perdu la vie au Mali». « Je reste profondément préoccupé par l’évolution de la situation et les tendances négatives observées au Mali », indiquait, dans son dernier rapport sur le Mali, le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres. L’insécurité grandissante au Mali en ce début d’année donne raison au secrétaire général de l’ONU. Du 1er au 10 janvier 2018, au moins six personnes sont mortes au cours de sept incidents survenus dans le Centre et le Nord du Mali. Une quinzaine de blessés ont été recensés lors ces incidents. Le dernier incident date d’hier, le mercredi 10 janvier 2018. Selon des sources locales, vers 9 heures, un pick-up de la Coordination des Mouvements de l’Azawad(CMA) a sauté sur une mine à Kidal. L’attaque a fait 1 mort et 2 blessés. Un jour avant, le mardi 9 janvier, vers 18 heures, une mission de la garde nationale est tombée dans une embuscade à Soala à 5 kilomètres de la ville de Djénné non loin du barrage de Seuil. Selon un bilan provisoire, il y a eu 1 soldat tué et 6 blessés et le seul véhicule que possède la garde nationale de Djenné a été endommagé. Le lundi 8 janvier, à Tombouctou, le douanier malien Abdoul Kader Amadou Touré dit Boxeur, a été abattu vers 20 heures devant ses amis. Selon des sources locales, le douanier, très célèbre dans la ville sainte, a été mitraillé par des individus non identifiés parce qu’il refusait de leur céder la clé de son véhicule. Le dit véhicule sera finalement emporté par les assaillants. Des hommes armés non identifiés ont attaqué, dans la nuit du 4 au 5 janvier 2018 au Chek -point sud de la ville d'Anderamboukane, une position du Gatia. 3 combattants du Gatia ont été tués dans l’attaque. Le mercredi 3 janvier, vers le village de Kobe dans la commune Gabero, les occupants d’un véhicule en partance pour Ansongo ont été dépouillés de leurs biens par des hommes armés non identifiés. Le jour du nouvel an, le 1er janvier, à Almoustrat, un véhicule de l’ONG ADESAH en mission dans la commune de Tarkint a été enlevé à Kirchiwal. Les ravisseurs ont dépossédé les occupants de tous leurs biens. Plus de 700 personnes sont morts en 2017 au Mali Plus de deux ans et demi après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, la paix n’est pas encore de retour au Mali. Le processus de paix, selon le secrétaire de l’ONU Antonio Guterres, n’a guère donné de résultats tangibles. « Plus de deux ans et demi après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, nombre de ses dispositions, outre des processus importants de réforme institutionnelle, n’ont été que partiellement appliqués.» Selon le Parena, l’année 2017 qui vient de s’achever aura été la plus meurtrière depuis l’accession du président Ibrahim Boubacar Keïta à la magistrature suprême le 4 septembre 2013. « Au moins 716 personnes ont perdu la vie au Mali entre le 1er janvier et le 31 décembre 2017. Au nombre des victimes figurent 292 militaires maliens et étrangers : 245 membres des FAMAS (forces maliennes), 45 soldats de l’ONU et deux éléments de la Force Barkhane. De septembre 2013 à nos jours, au moins 2108 personnes ont trouvé la mort au cours de divers incidents armés. Au cours de la même période, au moins 1157 personnes ont été blessées. Le nombre élevé de morts, civils et militaires, au cours de 2017, devrait être une source de préoccupation majeure pour les autorités et la nation tout entière. Il est indicatif de l’aggravation de la situation sécuritaire et de l’incapacité du président de la République et du Gouvernement à faire face à l’insécurité et à l’instabilité. » Ces chiffres (716 morts, 546 blessés en 2017), d’après le Parena, illustrent l’échec du président et de ses gouvernements successifs à sécuriser le Mali et les Maliens. M.K. Diakité Source : aBamako aBamako

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