Situation de la CAFO : l’Etat doit enfin s’assumer

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Depuis un certain, la tension monte d’un cran au sein de la CAFO. Deux camps se disputent la gestion de la plus grande association des femmes au Mali. Face à cette situation  qui met  à dos  les femmes d’un même pays, l’Etat  doit assumer sa responsabilité tout en les départageant. Sans vouloir entrer dans les détails de l’historique de la crise qu’a connu la structure faitière des femmes maliennes  depuis 2013 suite au refus de la présidente sortante à organiser une assemblée générale élective, la situation actuelle de la crise de la CAFO est pire que l’on n’imagine.

La résolution de la crise de la CAFO ne doit aucunement  poser de problèmes à l’Etat malien du moment où tout le monde connait où se situe la cause. Selon notre information, la première responsable du malaise de la CAFO est  Mme Traoré Oumou Touré, ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille  car c’est elle qui a refusé d’organiser l’assemblée générale élective après l’expiration de son mandat depuis juin 2013.C’est elle qui a, en toute violation des textes de la structure, nommé une présidente intérimaire qui a d’ailleurs amplifié le problème. Dans ces dernières heures, c’est cette présidente intérimaire illégale selon les textes de la CAFO, qui conteste  le bureau élu à la suite d’une assemblée générale extraordinaire à laquelle les représentantes de toutes les régions du Mali et les coordinatrices des six communes du district de Bamako ont participé. La représentante  de la première dame était aussi présente à l’ouverture de cette assemblée générale. Il faut aussi rappeler que l’affaire a été au tribunal à plusieurs reprises. Là-bas aussi, le camp de la présidente élue Mme Dembélé OulematouSow  a gagné. Elle a même une grosse de justice l’autorisant l’ouverture forcée des portes. Le vendredi dernier, les deux camps se sont retrouvées au siège de la CAFO. Elles ont failli s’affronter n’eut été le courage et l’abnégation des policiers du 2ème arrondissement. Aujourd’hui, il   est plus qu’urgent que le premier ministre, la première dame et le président de la république  IBK s’impliquent comme a fait le président ATT en 2008. Et c’est grâce à cette médiation d’ATTqueOumou Touré a été élue présidente de la CAFO. Les autorités doivent, en  touteresponsabilité, trancher en faveur du camp qui respecte les textes. Elles doivent agir avant qu’il ne soit trop tard. Boureima Guindo

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Source : Maliweb Maliweb

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