Soumaïla Cissé, chef de file de l’Opposition: ‘’De septembre 2013 à nos jours au moins 2108 personnes ont trouvé la mort au cours de divers incidents armés’’

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Le mercredi 10 janvier 2018 au Palais de Culture de Bamako, les responsables, militants et sympathisants de l’Union pour la République et la Démocratie (URD) ont présenté leurs meilleurs vœux de nouvel an au président du parti, l’honorable Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition. Au cours de cette cérémonie de présentation de vœux, le chef de file de l’opposition a saisi l’occasion pour dénoncer les maux qui minent le Mali dont l'insécurité, la corruption, la gestion chaotique du pays. Selon l’honorable Cissé, de septembre 2013 à nos jours au moins 2108 personnes ont trouvé la mort au cours de divers incidents armés. « Nous critiquons et continuerons à critiquer la gestion chaotique et catastrophique du Président de la République et de ces innombrables gouvernements », a-t-il martelé. Après les présentations des vœux du président du mouvement des jeunes de l’Urd, Abdrahamane Diarra, de celle de la présidente du mouvement des femmes, Mme Adiawiakoye Ramatou Koné, du président du groupe Vigilance Républicaine et démocratique (VRD), l’honorable Mody N’Diaye, du premier vice président de l’URD, Pr Salikou Sanogo, le président du parti, l’honorable Soumaïla Cissé a renouvelé ses meilleurs vœux de l’année 2018 à l’ensemble des membres de son parti. Au cours de cette cérémonie de présentation de vœux, le chef de file de l’opposition a saisi l’occasion pour dénoncer les tares qui freinent l’épanouissement du pays dont l'insécurité, la corruption et bien d’autres. Soumaïla Cissé a souhaité une année de réconciliation, de paix, de quiétude et de développement, de changement profond par « l'alternance tant souhaitée et d'espoir enfin retrouvé ». Selon lui, l'année 2017 a été particulièrement difficile et meurtrière. « Plus de 700 personnes ont perdu la vie entre le 1er janvier et le 31 décembre 2017. De septembre 2013 à nos jours au moins 2108 personnes ont trouvé la mort au cours de divers incidents armés. Au moins 1157 personnes ont été blessées. Un bilan macabre qui se passe de tout commentaire », a déploré le président du parti URD. A ses dires, l'insécurité grandissante et généralisée dans le pays continue de noyer tous les espoirs de paix et de réconciliation. « Le mal qui ronge notre pays devient de plus en plus inquiétant. Oui ! Très inquiétant ! Seule cause : l'incompétence et l'incapacité avérée des différents et nombreux gouvernements du régime en place à faire face à la situation catastrophique du pays. Les différents gouvernements qui se sont succédés ont excellé dans tout sauf à redonner espoir au Peuple malien. Ils ont purement et simplement occulté les seuls défis qui vaillent la peine d'être relevés à savoir, la lutte contre l'insécurité, la précarité, l'impunité, la corruption la mal gouvernance et le favoritisme dans l'administration d'état. De septembre 2013 à nos jours nous avons connu cinq Premiers Ministres, oui cinq Premiers Ministres et le mandat n'est pas encore terminé. L'avenir de notre pays n'a jamais été autant menacée qu'en ce moment…C'est pourquoi nous rappelons encore une fois de plus, ici, haut et fort, que toutes celles et tous ceux qui se sont inscrits dans l'alternance s'unissent pour sauver notre pays», a souligné Soumaïla Cissé. A l’en croire, depuis 2013, le Mali traverse la crise sécuritaire la plus grave de son histoire dont la résolution requiert l'instauration d'un dialogue inclusif et l'engagement de tous les patriotes sans exclusion aucune. En outre, il n’a pas manqué de lancé des flèches au président IBK. « Nous n'avons de leçon de patriotisme ni de nationalisme à recevoir de personne, fusse-t-il le chef de l'Etat ! Nous critiquons et continuerons à critiquer la gestion chaotique et catastrophique du Président de la république et de ces innombrables gouvernements. Oui nous épinglerons toujours la mal gouvernance, la gabegie, le manque de vision et l’incurie ! Critiquer l'action publique ce n'est pas être en campagne. Par contre distribuer dans nos écoles des cahiers à son effigie c'est être en campagne ! Fermer les écoles et administrations lors des déplacements présidentiels pour organiser l'accueil c'est faire campagne et chose grave en foulant aux pieds l'intérêt et l'avenir de nos enfants, au moment où plus de 500 écoles demeurent fermées dans le centre et le nord du pays. Quand, enfin opportunément à quelques mois des élections présidentielles on acquiert 13 000 tablettes à des prix surfacturés à distribuer aux étudiants c'est une campagne grotesque et éhontée », a dénoncé le chef de file de l’opposition. Aguibou Sogodogo Source : aBamako aBamako

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