Mali: cinq ans après le début de la guerre, Macron veut «des victoires»

25
Une réunion se tient lundi à Paris pour accélérer la mise en place de la force conjointe du G5 Sahel, qui rassemble les pays de la région Les ministres de la Défense et leurs chefs d’état-major des cinq Etats du Sahel se retrouveront lundi à Paris autour de la ministre des Armées Florence Parly, pour faire le point sur leur « force commune » qui doit lutter contre le terrorisme et les trafics dans les zones frontalières. Plusieurs autres pays, dont l’Allemagne et l’Arabie saoudite, soutenant cette initiative, sont également invités. Jeudi, au Mali, trois militaires français ont été blessés, dont un grièvement, lors d’une attaque suicide contre leur convoi. Au Sahel, Emmanuel Macron exige des « victoires au premier semestre 2018 ». C’est que le Président français demandait, le 13 décembre dernier, lors de la réunion de soutien au G5 Sahel à La Celle-Saint-Cloud et aujourd’hui, l’Élysée souhaite pouvoir annoncer rapidement de bonnes nouvelles sur ce théâtre. Il met donc une forte pression dans ce sens. Sur le terrain, la situation se dégrade : jeudi, trois militaires français de la force « Barkhane » ont été blessés, dont un grièvement, lors d’un attentat contre leur convoi par un kamikaze. La date de cette attaque n’a sans doute pas été choisie au hasard : ce 11 janvier marquait le cinquième anniversaire de l’intervention militaire française au Mali. En 2017, l’année la plus meurtrière depuis 2012, « au moins 716 personnes ont perdu la vie au Mali en 2017 » dans des « incidents armés », soit quasiment deux chaque jour, selon un décompte - fiable - d’un parti d’opposition. Une source militaire française estimait récemment les effectifs des « groupes armés terroristes » opérant dans la région entre 500 et 800 combattants. Source : aBamako aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here