CONOR: Ce que les acteurs du football malien en pensent!

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Réclamé par certains et rejeté par d'autres au départ, le Comité de Normalisation (CONOR) a pourtant été installé. Mis en place le 10 janvier dernier par une mission conjointe FIFA/CAF, ce CONOR, présidée par Mme Dao Fatoumata Guindo, devra élire un nouveau Comité exécutif à la tête de la Femafoot au plus tard le 30 avril prochain. Pas apprécié par tous les protagonistes avant son installation, Footmali a recueilli les réactions de quelques acteurs du football malien après la mise en place dudit CONOR. Boubacar Karamoko Coulibaly (président du Stade malien de Bamako, proche du camp Bvieux) Personnellement je n'applaudis pas le principe d'installation du CONOR au Mali. Pour moi, le CONOR c'est le symbole d'un échec pour les acteurs du football malien. A mon avis,  c'est un signe de recul, un signe de grand recul d'ailleurs. Mais enfin, on ne peut s'opposer à la volonté de l'association internationale (FIFA) qui a estimé qu'il fallait installer un CONOR pour régler le cas malien. Je suis convaincu qu'il y avait d'autres formules, d'autres procédures pour sortir de ce semblant de crise...  Cette dame et ces messieurs qui composent le CONOR m'inspirent une très grande confiance. Je ne les connais pas tous, mais j'en connais suffisamment qui sont des personnes de grandes qualités. Mais c'est à posteriori que je pourrais prendre des postures, mais au départ je fais confiance au bureau du CONOR. Comme on le dit, "le bon maçon on le reconnait au pied du mur". .. Mon attente de ce CONOR est qu'il respecte le délai qui lui a été imparti. Quand on installe un Comité de Normalisation c'est pour régler un problème. Donc il ne faudrait que le CONOR devienne lui-même un problème en allant au-delà du délai qui a été imparti. La feuille de route est assez simple, je pense que dans 4 mois on pourra tout régler. Boubacar.JPG Me Jean Claude Sidibé (Ministre des Sports) "Depuis 3 ans, toute sorte d'autorités ont intervenu pour régler le problème du football malien sans jamais y parvenir. Nommé il y a quelques jours seulement, j'ai tenté le dernier baroud 'honneur. J'ai pas pu réussir non plus, mais ce que j'ai réussi, c'est d'avoir pu calmer les esprits. J'ai eu une rencontre franche et fructueuse avec une bonne partie des belligérants. Nous allons vers l'échec dans un premier temps pour réussir.  L'échec c'est la mise en place du Comité de Normalisation (CONOR). Mais on va y aller parce que ça a été décidé par la Fifa. La victoire viendra quand  le CONOR aura réussi à mettre en place un collège électoral. Jean Claude.JPG Alassane Souleymane (journaliste) Je me réjouis de la mise en place le 10 janvier 2018 d'un comité de normalisation pour notre football. En tant qu'acteur de notre sport roi,  je suis peiné que nous soyons arrivés à cette situation, ce qui dénote de notre échec collectif comme l'a si bien dit le nouveau  responsable du département des Sports à ses premières heures de prise de service. Je félicite les hommes choisis pour cette noble mission. Je les invite à une démarche inclusive à travers laquelle toutes les voix doivent compter, toutes les sensibilités prises en compte.
Pour ma part je reste convaincu que tout bon départ pour notre football dépendra de la relecture nécessaire des textes de la Femafoot et de ses démembrement.
Nous prions pour que dans quatre mois,  nous puissions avoir un nouvel exécutif capable de nous projeter vers un avenir rassurant avec une famille réconciliée.
Si la mise en place d'un CONOR est notre échec collectif à dépasser nos divergences et à sauvegarder l'intérêt collectif, tâchons de faire en sorte que ce soit notre seul échec en dehors des terrains, sur tous les fronts. Alassane Solo.JPG Abba Mahamane (ancien secrétaire général adjoint de la Femafoot, membre de la liste Salaha Baby) Nous avions souhaité cette mise en place depuis très longtemps. Il y a eu déjà un CONOR qui avait été installé par le ministre des Sports, malheureusement ce Comité n'a pas bénéficié de l'accompagnement de tout le monde. A l'époque, nous avions estimé que le Comité exécutif de la Femafoot qui était en place n'était pas en mesure de régler le problème. Donc s'il y a, enfin, cette installation du CONOR, on ne peut que l'accueillir favorablement. Et nous osons espérer qu'il va mettre définitivement  un terme à cette crise qui date depuis janvier 2015. Nos attentes du CONOR sont relatives à la résolution de la crise conformément aux règlements qui régissent notre football. Nous tenons beaucoup au respect strict de nos statuts et règlements. Les personnes qui composent ce Comité de Normalisation sont pour la plupart des inconnus du milieu à part l'ancien président du Stade malien de Bamako, Mamadou Samaké. C'est difficile de les juger avant de les voir à l'œuvre même si on aurait voulu que ça soit des personnes beaucoup plus proches du milieu. Mais malgré tout, avec un esprit de bonne volonté, d'impartialité, je pense que la mission ne leur sera pas impossible. Source : aBamako aBamako

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