Agriculture : le Mali devient le premier producteur du coton en Afrique

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C’est officiel depuis un moment, le Mali a repris sa place comme étant le premier producteur du coton en Afrique. Il a détrôné à nouveau le Burkina Faso, détenteur il ya quelques années. Le manque de soin apporté au coton qui explique le revers burkinabè et la volonté politique malienne explique sa bonne place. Le champion africain du coton est à nouveau le Mali. Avec 1 million 330 balles de fibre blanche, soit 90 000 balles de plus que l'an dernier, le pays dépasse le Burkina Faso, selon les estimations du département américain à l'agriculture, l'USDA. Ce résultat fort encourageant est l’œuvre du président de la République du Mali Ibrahim Boubacar Kéita qui a accepté d’allouer un budget colossale à l’agriculture et son ministre de l’agriculture Nango Dembélé. Ce dernier, depuis sa nomination au sein de ce département stratégique est à pied d’ouvre pour donner à l’agriculture sa lettre de noblesse. Il a commencé à mettre au pilori tous les fournisseurs véreux qui inondaient le marché avec du mauvais engrais. Même si cela a été vu en mal par beaucoup d’entre eux qui, au moment des faits ont procédé à des tapages médiatiques visant salir l’image du ministre Nango. Mais peine perdue, ce fils de paysan dont il s’est toujours vanté a compris que le salut de l’agriculture se trouve dans la fourniture de la bonne qualité d’engrais. Aujourd’hui, le monde agricole a fini par lui donner raison. Si on en croit à l’étude au prestigieux département de l’agriculture américaine, le Mali devrait obtenir plus de 445 000 tonnes contre 400 000 tonnes pour le Burkina Faso, deuxième, en progression de 18%. Ce retour du Mali en force s’explique aussi par une augmentation du rendement, passé de 852 à 933 kilos à l’hectare, selon l’USDA. La production du pays a progressé de 90 000 balles pour atteindre 1, 33 millions de balles de fibres blanches. Malgré les résultats forts encourageants, le ministre ne souhaite pas baisser les bras. Selon lui, il faut que l’agriculture commence à enrichir le paysan. M Nango estime qu’il faut une révolution de la productivité et l’augmentation du rendement. Pour cela, il compte sur une équipe de choc pour la réalisation. Il faut cependant noter que c’est à cause des problèmes de gestion interne, du retard de paiement, que la production avait chuté laissant la 1ère place au Burkina Faso entre 2013 et 2014. Aujourd’hui l’espoir renait Abdourahmane Doucouré Source : aBamako aBamako

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