Quatre ans d’obscurantisme

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Le Mali des quatre dernières années se caractérise par une montée en puissance de l’obscurantisme compromettant ainsi les principes de la démocratie. La liberté d’expression, d’association, de culte, de mouvement, etc. ;  sont devenues des leurres dans ce pays hautement démocratique. Alors, le Mali subit une chute de la démocratie à l’obscurantisme. La démocratie, un régime de partage

La démocratie se caractérise fondamentalement par plusieurs formes de liberté, dont la liberté d’expression, de mouvement et d’association. Des libertés qui donnent aux citoyens le droit de manifester leur joie ou leur haine par rapport à des situations délicates. Bref, elles donnent aux citoyens la latitude de s’exprimer, de syndiquer afin de la défense de leurs droits. La démocratie est un régime de partage donnant la latitude à tous les citoyens de faire valoir ses points de vue sans être inquiétés par qui  ou quoi que ce soit. Cela fait de ce régime le plus grand parmi tous les autres. Cette valeur de la démocratie n’est d’ailleurs pas un intrus dans notre pays. Elle est une valeur atavique de la société malienne, une valeur que nos ancêtres nommaient l’ « arbre à palabre ». De grands arbres sous lesquels se réunissaient les vieux pour délibérer sur des situations difficiles. C’était des lieux de partage et d’écoute. Nous avons là tous ceux dont la démocratie réclame. C’est dans cette optique que des intellectuels ont supposé que s’il  existait un peuple de Dieu, celui-ci allait se gouverner démocratiquement puisque ce régime est le plus parfait. Mais mal gérée, la démocratie dégénère en Tyrannie voire en obscurantisme. De la violation des principes démocratiques Cependant, force est de constater toutes les violations auxquels les principes démocratiques subissent. Les manifestations pacifiques sont réprimées à coup de gaz lacrymogènes, les médias traditionnels et sociaux sont réprimés soit directement à travers des coups de matraque sur les journalistes soit indirectement par la censure des réseaux sociaux. Ces répressions vont jusqu’à la condamnation voire la disparition ou l’assassinat des journalistes ou des activistes. Nul n’est sans connaitre le cas du journaliste Bourema Touré, disparu depuis déjà plusieurs années. Lors des manifestations contre le référendum en 2017, nous avons assisté à la répression des manifestants du mouvement Trop c’est Top, à la censure des réseaux sociaux. Mercredi dernier, des journalistes ont été réprimés lors d’une manifestation devant l’ambassade de la France. Ces genres de comportements portent atteinte à la démocratie et partant à la liberté d’expression et font sombrer la démocratie dans l’obscurantisme. Ainsi, le pays se trouvera exposé à tous les dangers, des dangers compromettant son avenir. Car en absence de liberté d’expression ou de mouvement, tout sera permis et le pays sera gouverné dans le sens de la satisfaction des intérêts personnels des seuls dirigeants, chose qui ferme la voie à un développement durable. Par ailleurs, il revient aux citoyens de rester rassemblés afin de sauver leur pays. À cet effet, les intérêts personnels doivent être laissés de côté pour la poursuite de l’intérêt général qui est celui de toute la nation, de tous les Maliens et Maliennes. Dans ces dernières années, le peuple malien a souffert parce que les principes fondamentaux de la démocratie ont été violés et par conséquent, le pays était de façon unijambique. Tout s’est passé comme s’il vivait dans un autre régime différent de celui démocratique. Fousseni TOGOLA, journaliste-blogueur à Doniblog

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Source : Maliweb Maliweb

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