Session du Comité de suivi de l’Accord : L’engagement reste intact pour la concrétisation de la paix

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Au cours de la rencontre, un chronogramme fixant les actions prioritaires pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation a été élaboré. La 23ème session ordinaire du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation (CSA) s’est tenue hier, au Centre régional de l’énergie solaire (CRES). A la fin de la réunion, le président du CSA, Ahmed Boutache, a animé un point de presse. Il avait, à ses côtés le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiéman Hubert Coulibaly, le représentant du chef de la MINUSMA, Koen Davidse, et l’observateur indépendant de l’Accord pour la paix, Mme Bisa williams. À l’entame de ses propos, le président du CSA a affirmé que cette session a visé essentiellement à faire avancer de manière substantielle les discussions inter-maliennes sur deux questions fondamentales afin d’enregistrer des progrès en ce qui concerne les collectivités territoriales et les mécanismes sécuritaires. Ahmed Boutache a fait savoir qu’au cours de cette session, les différentes parties ont travaillé d’arrache-pied, ce qui a permis d’aboutir à la mise en place d’un chronogramme qui fixe les actions prioritaires dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. À propos des résultats de cette session, Ahmed Boutache a indiqué qu’ils sont satisfaisants. «Les parties se sont engagées à aller encore plus loin dans la concrétisation des objectifs inscrits dans le chronogramme retenu», a-t-il déclaré. Concernant le voyage de la délégation de la Coordination des mouvements de l’azawad (CMA) à New York, à l’invitation de l’ONG américaine Independent Diplomat, Ahmed Boutache a simplement indiqué que cet acte a été vivement critiqué par le président de la République Ibrahim Boubacar Keita qui considère que c’est une forme d’ingérence malsaine dans les affaires du pays à un moment où justement le gouvernement est en train d’enregistrer des progrès notables dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord, de la construction de la paix et de la stabilisation du pays. Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a indiqué que la volonté d’avoir un climat apaisé s’est exprimée avec l’intention du président de la République d’initier une loi d’entente nationale. Le centre Carter, une organisation non-gouvernementale à but non lucratif, a contribué à l’amélioration de la vie des personnes dans plus de 80 pays en résolvant des conflits et en promouvant la démocratie et les droits de l’homme. En novembre, le CSA a demandé que le centre Carter assure la fonction d’observateur indépendant. Une position décrite dans l’article 63 de l’Accord pour la paix. En décembre, le Conseil de sécurité des Nations Unies a reconnu le centre en tant qu’observateur indépendant. En assumant ce rôle, le centre doit rendre publiques ses évaluations de la mise en œuvre de l’Accord, en identifiant les éventuelles entraves, en situant les responsabilités et en formulant des recommandations sur les mesures à prendre pour faire avancer la mise en œuvre. Quant à l’observateur indépendant de l’Accord pour la paix, elle a indiqué que le président du centre Carter se soucie profondément du problème que traverse notre pays. Bisa williams a salué les efforts déployés par les partis signataires de l’accord et la communauté internationale qui sont résolument engagés à faire avancer le processus de paix et de réconciliation. «Nous sommes convaincus que nous pouvons compter sur le soutien des signataires et leur ferme volonté à consolider la paix au Mali. Si la paix doit perdurer, ce sera grâce aux actions entreprises par le peuple malien pour le bénéfice de tous les citoyens. Nous ferons tout notre possible pour avancer avec le peuple malien dans la période à venir», a-t-elle dit. Mamadou SY Source : Africatime Africatime

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