Incompétence aigüe au sommet de l’Etat : La CMA aux Etats-Unis sous l’œil inapte de la diplomatie malienne

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Signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, des responsables de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) ont, en dépit du son caractère belliciste, effectué un voyage aux Etats-Unis sur invitation de l’ONG Independant Diplomat et ont de surcroit été reçus au Conseil de sécurité des Nations unies. Le gouvernement malien est presque en catatonie. Pendant que les efforts sont en train d’être consentis pour des fois même accepter l’inacceptable afin que les maliens à l’unisson puissent conclure l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, certains d’entre les signataires de ce document piétinent la feuille de route, en l’occurrence la CMA. Si la législation américaine autorise cette ONG à recevoir la CMA, qu’en est-il de sa réception à l’ONU ? Un adage dit qu’au lieu d’accuser là où tu es tombé, il faut t’en prendre à ce qui en est la cause. Si la CMA a aujourd’hui le culot de dévier les bonnes manières et de ne pas respecter ni l’Etat du Mali, ni la communauté internationale dont les volontés dans la résolution de la crise malienne restent empreintes de soupçons, c’est que les autorités maliennes sont laxistes dans la résolution de cette situation de crise qui n’a que trop durée. Le Chef de l’Etat simulant de taper du poing disait : «Au moment même où nos parents des groupes armés font l’effort de se retrouver face au gouvernement et quelques fois avec le gouvernement, on invite la CMA à New York, à Washington, non pas par le gouvernement américain mais par une ONG dont nous savons le rôle qu’elle a joué dans certains événements africains. » Lorsqu’on ne fait pas pleurer son enfant en tant qu’éducateur géniteur, c’est lui qui en fera faire ses parents. Le cas CMA en est illustrateur. Le déclic de la crise au nord du Mali est parti du comportement non orthodoxe de cette frange perfide et insoumise de la nation malienne. Il faut reconnaitre que la Coordination des Mouvements de l’Azawad n’a jamais renoncé à son lâche et truand projet d’indépendance. Ce voyage serait une autre manière de réaliser ce projet qui leurs tient à cœur. Ce qui n’est qu’une peccadille aux yeux des autorités maliennes au regard de la simplicité avec laquelle elles s’en sont prises. Nous sommes en droit de nous poser la question de savoir si l’Etat malien disposerait d’instrument juridique de conjurer à cette indisposition assez gênante. D’aucuns expliquent cette béante plaie désormais handicapante par l’absence de représentation diplomatique malienne aux USA depuis Avril 2017. Et d’autres qui croient qu’elle serait vide depuis la nomination Tiénan Coulibaly au département de la défense. Une négligence assimilable à un manque notoire de repère d’un pouvoir clopinant, sinon comment négliger ou ignorer un partenaire aussi stratégique que les États-Unis surtout que notre pays vit une phase assez critique de son histoire contemporaine. La diplomatie malienne serait-elle à la hauteur de nos souhaits par son dynamisme déjà soupçonnée de compétence altérée surtout qu’elle est aujourd’hui pilotée par quelqu’un en la personne de Tiéman Hubert Coulibaly dont la trempe n’a jamais convaincue les maliens. En atteste son récent passage à la tête du département de l’administration territoriale pendant lequel, il n’a jamais pu résolu des problèmes sociaux tels que vécus à Yélimané, San, etc. Le comble de la négligence est observé du côté de l’opposition malienne qui n’a d’option que de porter des critiques le plus souvent stériles au pouvoir. Sinon comment comprendre ce silence coupable de ses leaders ? Saurait été un acte d’une portée à menacer son intérêt, elle aurait sauté sur toutes les occasions pour dénoncer cela. Une opposition républicaine est celle qui, même sans être aux commandes, s’assume dans la proposition de solution aux exigences de l’heure. Enfin la fin du calvaire de la diplomatie malienne n’est pas pour demain tant qu’elle est dans les mains Tiéman Hubert Coulibaly. Aussi n’a-t-il pas pu organiser les élections locales et régionales du 20 Décembre passé, parmi tant d’autres. Un véreux incapable dans une République en décrépitude où les excellents n’ont pas droit de citer. Autrement cet acte infâme de la CMA ne doit pas rester impuni si l’Etat s’assume de pleine audace. Sinaly M DAOU Source : aBamako aBamako

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