Perspectives de la Présidentielle 2018: test réussi pour Moussa Sinko Coulibaly

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Le terrain de foot de Magnambougou a abrité le lancement du Mouvement Plateforme pour le changement de l’ancien général Moussa Sinko COULIBALY, le samedi 20 janvier. C’était devant une foule d’admirateurs et de sympathisants de ce mouvement qui aspire à un changement en 2018, dans notre pays. Cette cérémonie de lancement a été une fois de plus l’occasion pour le Général démissionnaire de désavouer le régime du président IBK et son gouvernement. Drapé dans un boubou blanc et flanqué de policiers assurant sa sécurité, le président de la plateforme pour le changement a fait son apparition dans un Stade municipal de Magnambougou, à moitié plein, sous les ovations de la foule, qui se mélangeait à une musique reggae de Koko DEMBELE invitant le président IBK à renoncer à une éventuelle candidature pour sa propre succession, en de 2018. Après quelques pas majestueux, pour saluer les invités de marque, dont M. Dramane DEMBELE de l’ADEMA, Mahamadou Hawa Gassama de l’URD, Me Hamidou DIABATE du PARENA et les autorités locales de la commune IV, conduisent le général démissionnaire sur le pupitre. C’est là où il va peindre bilan du président IBK en noir avant de rassurer ses partisans que tout cela ne sera qu’un souvenir en 2018, quand accèdera à la colline du pouvoir. « Ce régime ne serait pas là en 2018. Après des années d’échec et de désespoir, ce régime n’a d’autre choix que de nous laisser réparer ce qu’ils ont gâché pendant quatre longues années », a-t-il dit, avant d’égrener un chapelet de problèmes qui, selon lui, font du Mali, le dernier de la sous-région, à cause de l’indifférence du gouvernement actuel. « Ce régime a laissé mourir des centaines de personnes pendant 45 jours, à cause de la grève des médecins. Cette grève n’était pas son problème, car lui et sa famille ne sont pas soignés au Mali. Par sa mauvaise gestion de l’armée, l’insécurité a gangréné du Nord au centre du Mali où des écoles sont fermées et des milliers d’enfants contraints de rester à la maison. À cause des engrais frelatés, nos paysans ne savent plus à quel saint se vouer. La pauvreté est remarquable dans nos grandes villes aussi bien que dans le monde rural. Pour remercier les jeunes qui ont voté pour lui en 2013, IBK a tout simplement cassé leurs kiosques, en détruisant leurs millions. En ce jour, ces centaines de jeunes sont au chômage. Ce n’est pas son problème. La liste des maux que ce régime a causés au peuple malien est loin d’être exhaustive. Nous pouvons passer toute la nuit ici, sans parvenir à les citer tous. C’est pourquoi nous devons le chasser du pouvoir, par un vote sanction », s’est-il fièrement adressé à ses partisans. Comme pour enfoncer le clou, le général démissionnaire revient à la charge pour rappeler l’épineuse question d’achat de l’avion du président IBK. « L’achat d’un avion a été la priorité du président IBK dès son arrivée dans un pays en crise. Et le prix de cet avion, personne ne le saura. Avec cet avion, il s’est adonné à son sport favori : le voyage. Il a fait le tour du monde en 4 ans. Le seul pays du monde qu’il n’a pas visité, c’est le Mali, son propre pays. Il n’a pas fait le tour du Mali, donc, il ne sait aucunement le vrai problème auquel les Maliens sont confrontés », a-t-il dit. M. Moussa Sinko COULIBALY a, à cet effet, appelé ses partisans à la patience pour un bout de temps. « Je vous demande une petite patience pour un bout de temps, précisément pour 5 mois. Ces 5 mois s’éclipseront avec eux les maux qui gangrènent notre pays, à cause de l’insouciance des dirigeants actuels de ce pays. La seule façon de changer tout cela, c’est un vote sanction. Que personne ne vote IBK », a-t-il clamé. Pour finir, M. Moussa Sinko COULIBALY demande au président IBK de sauver sa dignité en ne se présentant pas à la présidentielle au risque d’être humilié par des électeurs maliens. « S’il se présente pour la présidentielle de cette année, il n’aura que ses 40 ministres pour voter pour lui. Je ne suis même pas sûr que tous ses ministres votent pour lui. Qu’il laisse, c’est notre dernier mot sur ce podium. Vive le Mali », a-t-il averti avant de retourner saluer les foules qui scandaient : « Président, président ! » À à question au général démissionnaire les objectifs spécifiques de sa candidature à l’élection présidentielle de 2018, il répond : « Je fais partie de ceux qui souhaitent aujourd’hui, le changement et je souhaite mettre toute mon énergie et toute ma force au service de cet objectif ». À l’entendre, son but avant tout est de mobiliser une majorité de Maliens, de Kayes à Kidal, toutes communautés confondues pour sa victoire en 2018. Pour le moment, Moussa Sinko COULIBALY est resté silencieux sur son projet de société, en tout cas au-delà de sa volonté déclarée pour le changement qui se résume à chasser l’actuel locataire de Koulouba du pouvoir. PAR CHRISTELLE KONE
Source : Africatime Africatime

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