23e session du CSA : Adoption d’un nouveau chronogramme d’activités

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La 23e session du Comité de suivi de l’accord (CSA) s’est achevée, le mardi 16 janvier dernier. C’est ainsi qu’un nouveau chronogramme d’activités a été adopté pour insuffler une nouvelle impulsion à la mise en œuvre de l’accord d’Alger. Ces activités sont prévues du 20 janvier au 15 mars prochain. Elles concernent entre autres, la révision de la loi portant Code des collectivités, la libre administration, l’opérationnalisation des autorités intérimaires. L’installation des Mécanismes Opérationnels de Coordination dans les régions de Tombouctou et de Ménaka, elle est prévue du 22 janvier au 22 février prochain. Une situation rendue possible après que certains mouvements armés aient accepté de mettre à la disposition de ces structures des armes lourdes qu’ils détiennent. Signalons aussi qu’il est prévu de mettre en place une série d’activités sécuritaires pour la bonne tenue des échéances électorales de 2018. Toutefois, il y a lieu de constater que certains points sont toujours en suspens. Parmi ceux-ci figure l’inclusivité. Bien que la Plateforme et la CMA aient accepté l’intégration de certains mouvements en leur sein, force est de reconnaitre qu’aucun engagement formel dans ce sens n’ait été signé. C’est le même cas pour les femmes leaders qui demeurent toujours sous-représentées, voire exclues de plusieurs mécanismes de mise en œuvre de l’accord. L’autre question qui continue à diviser c’est bien celle du budget du CSA. Les représentants des mouvements armés accusent de nombreux retard dans le paiement de leurs indemnités. Jusqu’ici seules l’Algérie et surtout les autorités maliennes consentissent de nombreux efforts dans ce sens. Les deux ont d’ailleurs fait plus que ce qu’elle devait faire. Pendant ce temps, la Communauté internationale reste muette. Même les 50 000 euros promis par l’Union européenne par la voix de sa Haute représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de Sécurité, Federica Mogherini, ne sont toujours pas disponibles. Une dotation conditionnée par de réels progrès à faire dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord. D’aucuns n’hésitent pas à indiquer que cette 23e session du CSA s’est terminée en queue de poisson vu la réaction de certains représentants de pays occidentaux comme les ambassadeurs de la France et des Etats Unis qui se sont retirés avant la fin des travaux. Cette session du CSA a vu pour la première fois la participation aux travaux de la représentante de la Fondation Carter retenue pour le rôle d’Observateur indépendant. Celle-ci n’est autre que Bisa Williams qui a suivi tout le processus de paix depuis Alger jusqu’à la signature de l’Accord à Bamako. A cette période, elle occupait la fonction de vice-secrétaire d'Etat adjoint pour les affaires africaines. Bien qu’étant présente lors de la signature de l’accord le 15 mai, elle avait refusé de prononcer un discours contrairement à la représentante de la France, Annick Girardin. Certains estimaient que les Etats Unis ne voulaient pas joindre leur voix à cette cérémonie qui n’avait regroupé que les autorités maliennes et les mouvements armés qui leurs étaient favorables. Pour cette fois, Bisa Williams a promis qu’elle sera encore plus intraitable en dénonçant et situant les responsabilités de toute violation de l’accord. Source : aBamako aBamako

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