Incertitudes sur une paix durable au Mali

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Le Conseil de sécurité des Nations Unies se dit impatient face aux retards dans la mise en oeuvre de l’accord de paix au Mali. Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé mercredi un sentiment d’impatience face aux retards persistants dans la pleine mise en œuvre des principales dispositions de l’Accord sur la paix et la réconciliation au Mali. Dans une déclaration à la presse, les membres du Conseil de sécurité ont rappelé qu’ils ont entendu mardi un exposé du Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, sur la situation dans ce pays. Ils ont souligné « la nécessité urgente d’apporter des dividendes de paix tangibles et visibles à la population du Nord et d’autres parties du Mali afin de préserver la pertinence de l’Accord et d’empêcher que les gains obtenus ne soient éventuellement inversés ». la population du Nord Les membres du Conseil ont souligné combien il était important de réaliser des progrès substantiels avant les cycles électoraux qui auront lieu au Mali en 2018 et que toutes les parties à l’Accord partagent la responsabilité de faire des progrès dans sa mise en œuvre. Le Conseil de sécurité s’est félicité de l’engagement renouvelé du gouvernement malien et des groupes armés de la Plateforme et de la Coordination à mettre en œuvre rapidement tous leurs obligations inscrites dans l’accord d’ici mars 2018 avec l’adoption d’un calendrier révisé lors de la dernière réunion du Comité de suivi de l’accord organisée à Bamako les 15 et 16 janvier 2018. Les membres du Conseil de sécurité ont souligné dans ce contexte l’importance de prendre des mesures immédiates et concrètes pour appliquer pleinement et rapidement les principales dispositions de l’Accord. Ils ont cité notamment la nécessité de faire des progrès dans le processus de décentralisation ; de rendre opérationnelles les administrations intérimaires dans le nord du Mali ; de faire des progrès dans les processus de cantonnement et de désarmement, de démobilisation et de réintégration ; de mettre en place le Mécanisme de coordination opérationnelle à Kidal et à Tombouctou ; et de s’assurer de la participation pleine et égale des femmes. Source : aBamako aBamako

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