Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise à propos du chantage politique de ses quatre conseillers de Sangarébougou : « Je suis content qu’ils m’aient quitté avant les élections »

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Le chantage politique honteux des quatre conseillers communaux de la Convention Sociale-Démocrate (CDS-Motoguiya) de Sangarebougou fait sourire le Président du parti, Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise. Profitant de la célébration en grande pompe de la fête de l’armée par la CDS Mogotiguiya, les quatre élus communaux et leurs partisans élus sous le label du parti du cheval blanc à Sangerebougou, commune située à la lisière de la commune I du district de Bamako, ont choisi de quitter avec « bruit et clameur » cette formation, pour lorgner vers un parti « sucrier », c’est-à-dire jugé très « juteux » et certainement dirigé par un Ministre de la République. Cette défection intervient seulement, quelques jours après la mise en place d’un nouveau Gouvernement dirigée par le Premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga, lui-même président fondateur de l’ASMA. Les élus ne sont-ils pas les premiers à porter l’étendard du parti au quotidien ? De quelle considération parlent ces quatre élus démissionnaires qui n’ont pas voulu reconnaitre les soutiens matériel et financier apportés par le parti ? De quelle considération peuvent-ils parler à un an de gestion communale ? Ceux qui brandissent aujourd’hui cet argument fallacieux de manque de considération se sont-ils rendus un jour au siège du parti pour échanger avec le Président ? Mais pourquoi, devra-t-on continuer à inventer des sornettes, à fabriquer de prétextes fallacieux pour justifier un tel comportement, qui encore une fois, n’honore pas du tout la jeune démocratie malienne, rythmée, comme vous le savez, par les départs et arrivées massifs de militants entre nos différentes formations ? Ce sont les questions que se pose le président du parti. « Quand la politique devient une odieuse affaire de chantage et de profit » Pour la petite histoire, la CDS existe dans cette localité depuis plus de quinze ans, grâce à l’implication personnelle, à l’esprit d’engagement assez remarquable du colonel à la retraite Niambelé, aujourd’hui disparu. Ce travail politique de grande envergure sera cependant poursuivi par les militants, jusqu’aux élections communales du 20 novembre 2016, qui ont permis au parti de figurer parmi les trois meilleures forces politiques de cette bourgade située dans la préfecture de Kati, et à vol d’oiseau de la commune I. Quand on sait que les maires, conseillers communaux constituent les meilleurs relais, les porte-étendards du parti auprès de leurs populations, on est vraiment en droit de se poser beaucoup de questions sur les raisons de ce débrayage calculé par leurs auteurs, dont la figure de proue n’est autre que Moussa Coulibaly, la tête de liste du parti aux communales et actuel 2ème adjoint au maire chargé des questions domaniales. Ce qui n’est pas d’ailleurs un mince privilège par les temps qui courent. Mais ce conseiller élu avec la bénédiction financière de la CDS ne veut plus se contenter d’une chèvre, il veut plutôt posséder une vache et pourquoi pas, militer dans un « parti en or ». Une perspective pour le moins « délétère » et qui fait plutôt sourire Blaise Sangaré, président du parti et très fin connaisseur des arcanes politiques de notre pays. «Je suis content qu’ils m’aient quitté avant les élections… Ce ne sont pas les élus qui m’intéressent mais les électeurs.», nous a-t-il confié. Selon lui, « on a voulu sortir des accusations qui n’existent pas ». Face à cette situation, il demande néanmoins la solidarité et la compréhension de tous les leaders politiques, des partis politiques, des analystes politiques et de tous les hommes de media pour qu’ils posent des questions justes à l’opinion. A titre de rappel, la CDS et son président ont l’expérience de ce genre de situation. Lors de la mandature 2009, des conseillers communaux, sept maires de la CDS ont viré au Rassemblement pour le Mali (RPM). Un départ sans conséquence politique sur son ancrage populaire. Car, aux dernières élections communales de 2016, tous les maires démissionnaires ont été battus à plate couture dans la plus grande humiliation. Au sortir de ces élections communales de novembre 2016, la CDS a pu obtenir 112 conseillers dont 17 femmes soit 24,11%. Ces tangibles résultats comme d’autres ont été obtenus par la CDS de Blaise Sangaré sans aucun cordon ombilical avec le gouvernement. C.D & B.C

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Source : Maliweb Maliweb

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