Naufrage à la CMP : Les alliés traditionnels lâchent la prise

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Le rônier d’IBK semble secoué par un orage sans précédent. Rien n’est certain quant à un probable soutien des musulmans comme en 2013 pour le Président Kéïta. Les promesses faites par lui ne semblent pas être tenues. Les prochaines élections seront sans doute âpres pour la mouvance présidentielle qui perd au jour le jour ses alliés historiques. Ces mêmes alliés qui ont soutenu la candidature du Chef de l’Etat IBK par la teneur des promesses à eux faites. Ils ont assisté à la métamorphose du charismatique et inflexible homme fort du RPM auquel ils avaient délégué toute leur confiance. Le Mali qui venait d’être plongé dans un noir à l’issu d’un coup d’Etat inopportun et l’invasion djihadiste avait, pour se relever, besoin d’un homme qui aurait l’amour du pays et entièrement dévoué à la cause nationale. Ce qui expliquait en partie le choix porté sur IBK pour conduire les rênes du pouvoir. Ce même homme qui n’acceptait point les négociations futiles et qui est également coriace devant l’adversité et la corruption de masse. L’éléphant annoncé serait venu avec un pied cassé. Aussitôt venu au pouvoir, il a fait du pouvoir un patrimoine familial et la corruption est devenu un mode intouchable de gouvernance. Qui de sa famille biologique ou politique ne s’est pas servi du bien de l’Etat comme une friandise qu’on emmenait pour ses enfants à l’issu d’une foire ? Beaucoup de scandales ont émaillé le pouvoir en place quand bien même l’année 2014 avait été décrétée par le Chef de l’Etat comme celle de la lutte contre la corruption. Les promesses de plusieurs ordres avaient été faites par l’homme fort de Sébénikôrô pour « l’honneur du Mali et le bonheur des maliens ». Hélas, la montagne a accouché d’une souris. La crise multidimensionnelle qui secoue le pays depuis 2012 devait avoir une issue non des moindres par l’engagement pris par lui de les résoudre avec l’accompagnement de tous. Ce dernier n’a pas fait défaut lorsqu’on sait que toutes les sensibilités du pays même les ténors de l’opposition politique et républicaine ont joué leur partition pour que la paix revienne au Mali. Ce qui n’est malheureusement pas le cas car jusque-là les 2/3 du pays ne sont pas sous contrôle de nos autorités. A l’égard de tous ces manquements au devoir, beaucoup des alliés du pouvoir lui ont lâché prise car, en plus d’être flexible, la malléabilité de l’homme ne semble plus avoir de fin. Certains ne reconnaissent plus celui dont la venue était assimilable à celle du messie pour l’avoir vu dérouler le tapis rouge à ceux qui ont pris armes et bagages contre le Mali avec lesquels il avait juré ne pas négocier. Nul n’est surpris de voir aujourd’hui que l’homme fort de Koulouba soit lâché par ses partenaires politiques, sociaux et des confessions religieuses au nom de la pérennité de la République car rien n’est sûr avec celui qui a fait tout ce qu’il s’était interdit de faire. Avec plus de 4 ans de pouvoir, l’imaginaire progrès qu’il vante n’est pas assez perceptible. Personne n’ignore que le torchon brule désormais entre IBK et Bouyé, le très vénéré Chérif de Nioro pour plusieurs raisons. Ce qui a même valu que LadjiBourama courtise celui du Banconi dont il mesure la capacité de mobilisation électorale. Aujourd’hui les dés ne semblent pas sourire en faveur du Chef de l’Etat car toute la communauté musulmane se soumet à la volonté de Bouyé dont la préoccupation pour le Mali se résume à ramener la paix et la quiétude. «A l’état actuel des choses, nous nous en remettons au Chérif de Nioro. Nous suivrons ses instructions à la lettre. Qu’il nous montre juste la voie à suivre. Point de détails inutiles ! Les Musulmans Maliens se doivent seulement de retenir une seule chose : la voie tracée par le Chérif de Nioro sera la nôtre ! Pas question pour nous, même d’approcher quelque chose qu’il abhorre !» a précisé le Président du Haut conseil islamique. Le ciel semble orageux avec des rafales de démissions au sein de la convention des partis de la majorité présidentielle (CMP) en général et particulièrement du parti présidentiel même suite à des crises internes et des prises de position de certains alliés qui veut dire beaucoup de choses. Ce qui veut dire que les carottes sont déjà cuites pour IBK dont la fin des haricots s’annonce. Sinaly M DAOU Source : aBamako aBamako

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