Présidentielle 2018: L’ADEMA toujours dans l’attente d’un candidat

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Pour le Pr. Tiémoko Sankaré, il est hors de question de tenir une élection primaire pour choisir le candidat de l’ADEMA à l’élection présidentielle de 2018. Le président de l’ancien parti au pouvoir s’exprimait le 27 janvier 2018 lors de la présentation des vœux de nouvel An de son parti à la presse à Bamako. Malgré les appels au calme, il y avait de l’électricité dans l’air entre frondeurs et partisans d’un certain soutien à la candidature possible de l’actuel président de la République. Tiémoko Sangaré s’est dit incapable d’affirmer à l’heure actuelle si son parti aura un candidat à l’interne ou non. « Non, aujourd’hui nous ne sommes plus dans la notion de primaire à l’ADEMA, parce que nous regrettons les ravages que causent les primaires dans les structures du parti. De toutes les façons, il y a un processus de choix du candidat qui n’est pas un processus de primaire à proprement parler ; le moment de son enclenchement il sera enclenché », a déclaré le Pr. Tiémoko Sangaré. La position du président du parti tranche avec l’impatience de certains militants à la base qui souhaitent que les choses bougent. En témoigne les tracts qui circulaient sous les boubous, traitant la situation du parti d’un « ridicule qui ne tue pas». Ce document non signé évoque la volonté de la jeunesse d’apporter un changement dans la conduite des choix du parti et invite à la présentation d’un candidat interne. Face à ces frondeurs, Tiémoko Sangaré joue à l’apaisement en invitant les militants à se faire confiance mutuellement. « Je comprends que beaucoup de camarades soient pressés, et je comprends d’ailleurs que beaucoup de gens en dehors de l’ADEMA soient pressés. C’est de bonne guerre. Mais à l’ADEMA, à la direction, nous sommes pressés mais nous pressons le pas de façon raisonnable. Ce qui est sûr, ce qui est sûr la décision sera prise et l’ADEMA sera au rendez-vous », a-t-il affirmé. L’ancien ministre et candidat de l’ADEMA en 2013, Dramane Dembelé, s’affichait avec Kalifa Sanaogo, le maire de Sikasso qui ne cache pas sa volonté d’être le candidat du parti en 2018. Les deux hommes sont opposés à la lenteur du choix d’un candidat du parti et sont surtout contre un soutien à la candidature du président IBK. « On est en train de tourner autour du feu parce qu’on veut IBK. C’est tout ! On va dire qu’il faut choisir un candidat rassembleur. Personne ne peut faire l’unanimité, et si on n’en trouve pas on va dire qu’il faut choisir ailleurs», a déploré Kalifa Sanogo. Certains membres du Comité exécutif comme Abdoul Baki Cissé, président de la section ADEMA de Koulikoro, estiment qu’il faut analyser la situation pour mieux choisir. « L’ADEMA doit partir avec un outsider qui sera premier ou deuxième au premier tour, parce que personne ne va gagner au premier tour. Donc il faut aller avec un joker qui soit premier ou deuxième, mais le moment n’est pas venu pour que nous choisissons celui qui doit l’être», a indiqué Abdoul Baki Cissé. Soumaila T. Diarra Source : aBamako aBamako

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